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Interview Boys Noize

Boys Noize a reçu l’équipe d’Equinox avant son live au Razzmatazz. Entre deux kinders (oui, Boys Noize est kinder-addict), l’artiste allemand répond à nos questions.

Sur Equinox on a aimé ton dernier album “Out of the Black” et on trouve ta musique assez sombre, quel est ton état d’esprit quand tu produis?

Ce n’est pas un album sombre, et je ne suis pas obsédé par ce genre de musique, il y a peut-être quelques titre un peu dark mais d’une manière général je ne pense pas que ma musique soit sombre. Peut-être simplement qu’il y a quelquefois des pensées sombres qui reflètent la réalité. Quand je vais en studio je ne pars jamais avec des idées préconçues, j’enregistre ce que je ressens sur le moment et transmets mes différentes émotions à la musique.

Que signifie le titre de cet album, « Out of the Black » ?

Il ne signifie rien, cela provient d’une expression anglaise à la base « out of the blue » (NDLR: “qui vient de nulle part”), j’aimais bien cette similitude « blue-black ». Et puis, j’aime bien faire de la musique la nuit, je trouvais ce titre cool pour mon album.

Tu as travaillé avec Snoop Dogg sur cet album avec le titre « Got it ». Comment fait-on pour s’adapter et travailler avec un rappeur quand on fait de la musique électronique ?

A la base ce titre était prévu pour le prochain album de Snoop Dogg mais entre temps il a changé de nom et de style de musical. Il s’appelle maintenant Snoop Lion, il ne fait plus de rap mais du reggae, et il était content d’avoir son titre sur mon album. Je l’ai rencontré pour la première fois l’année dernière à Los Angeles, avant on s’était déjà envoyé quelques sons. J’étais content de lui faire un son avec un peu plus de puissance que Snoop Dogg n’avait pas l’habitude de faire, que tous ses amis aimeraient et je suis content du résultat. J’ai toujours été fan de Snoop Dogg, j’avais fait un remix de lui il y a quelques années, c’est mon label qui avait demandé de le faire mais je n’étais pas sûr qu’il avait écouté ni même entendu parlé de ce remix. Du coup, quand je me suis inscrit sur Twitter, la première chose que j’ai faite c‘était de lui écrire pour savoir ce qu’il en pensait. Il a très vite répondu qu’il avait bien aimé. C’est comme ça que ça a commencé, après nous sommes restés en contact, il m’a invité chez lui. Même si ça paraît étrange, j’ai connu Snoop Dogg via twitter (rires) !

A Equinox Radio, notre titre préféré du dernier album c’est « XTC »,  quel est le tien ?

(Écoutez le son XTC avec la dédicace de Boyz Noize pour Equinox Radio)

Ça change tout le temps! En ce moment c’est “Merlin” parce que j’utilise des sons sombres sur un morceau tellement joyeux, la mélodie est en 12 temps et pas en 16 temps comme d’habitude, c’est pour ça que j’aime bien le jouer.

Dj Mehdi était mon meilleur ami

Tu apparais dans l’Essential Mix de BBC One avec Busy P et Dj Mehdi, un mix devenu mythique, ça te fait quoi d’être mis en valeur sur ce mix et en particulier que Dj Mehdi ait choisi « Shine Shine » pour l’ouverture?

Dj Mehdi était mon meilleur ami, on faisait souvent des trucs ensemble. J’ai toujours été content d’être son ami. C’était quelqu’un de très spécial pour moi, il était fan de ma musique et ça me touchait beaucoup. Évidemment je suis heureux d’être sur ce mix.

Comment prépares-tu tes live shows? Est-ce totalement improvisé selon l’ambiance du public ou tout est déjà bien préparé à l’avance ?

La veille du concert je choisis ce que je vais jouer. Ce n’est pas comme un DJ set, il y a toute une préparation au préalable mais je peux faire des changements au dernier moment. C’est un show très conceptuel.

Que penses-tu de Barcelone ?

J’adore cette ville surtout quand je viens en hiver (rires)!  Il fait tellement beau, je vais à la plage c’est génial d’être dans une ville au bord de la mer. J’ai passé pas mal de vacances ici, j’ai toujours adoré

Selon toi quelle est la ville la plus représentative de la musique électronique: Paris, Londres, Berlin ou Barcelone ?

Ma ville préférée est celle où j’habite c’est-à-dire Berlin, juste parce que là-bas j’ai mon lit que je peux mixer directement dedans donc c’est assez pratique (sourire). Selon moi, la scène musicale de Londres est extraordinaire. Parce qu’à Londres il y a une culture très cosmopolite. Il y a beaucoup de Noirs, d’Indiens et je pense que cela contribue à faire de la musique underground très intéressante car il y a beaucoup de styles. C’est ce qui me manque un peu à Berlin, il n’y a pas ce mélange de cultures, il y a des DJs qui viennent du monde entier mais il n’y a pas autant de diversité dans la société, et c’est ce que j’adore à Londres. Musicalement parlant, Londres est donc ma ville préférée après Berlin.

Et si tu devais choisir entre Barcelone et Paris ?

Barcelone sans hésitation ! Car il fait beau, et il y a la plage (rires). J’adore Paris aussi, les producteurs français sont très bons mais si je devais vivre dans une autre ville que Berlin je choisirais Barcelone pour le soleil, la mer et la plage !

Sur quels critères te bases-tu pour choisir les artistes de ton label Boys Noize Record?

Je recherche des artistes qui ont leur propre sonorité, c’est très important pour moi. C’est comme quand on va dans un magasin de disques, tu en écoutes cent, tu en achètes trois car ces trois-là ont un son spécial ou un style particulier et intéressant. Et tous les artistes Boys Noize ont un style spécial. Par exemple, Housemeister travaille sans ordinateur juste avec des machines. J’essaie toujours de trouver des gens avec un style particulier.