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Ada Colau contre Ada Colau

maire barcelone activiste

OPINION. La maire de Barcelone, avant d’être une femme politique, est une activiste sociale. En prenant position contre la grève du métro de Barcelone, elle essuie depuis quelques jours les quolibets de la classe politique et les sarcasmes des éditorialistes de tout le pays.

Elle fut de toutes les luttes, de tous les combats. Elle a brandi toutes les pancartes, elle a tweeté sans relâche afin de soutenir toutes les gréves, tous les conflits, tous les mouvements sociaux. Depuis qu’elle est apparue dans la sphère médiatique en 2006 pour protester contre la guerre d’Irak, Ada Colau fut une combattante : contre les expulsions locatives, contre les banques, contre les hommes politiques, contre la Fnac, contre Telefónica, contre la Troïka qui sévit en Grèce.

Jusqu’à ce dimanche 21 février 2016, où Ada Colau du haut de sa mairie de Barcelone fut contre… la gréve du métro de Barcelone qu’elle juge « disproportionnée ». Le ciel politique et médiatique depuis dimanche soir tombe sur la tête d’Ada Colau.

Elle le disait sur Equinox Radio en avril dernier lors de la campagne électorale : « Je suis là pour expulser les mafias de Barcelone, je vais rafraîchir le système ». Quand on lui demandait, toujours sur Equinox, si elle n’avait pas peur que le système soit trop fort et les mafias trop nombreuses, Ada Colau répondait en redoublant d’énergie que si le peuple l’élisait à la tête de la Mairie, elle ne renoncerait jamais. Quand nous l’avons reçu à Equinox, elle paraissait motivée, affable, sincère et nature. Nous ne nous permettrons donc pas de juger Ada Colau. Mais les faits sont là. La Bible dit que « l’homme domine l’homme à son détriment » et les laïcs disent que le pouvoir corrompt (ou du moins Machiavel). Tout le monde semble donc d’accord.

 2014 : l’activiste Ada Colau défend la grève

 

 2016 : la maire Ada Colau condamne la grève