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À Barcelone, le boom des appartements squattés

Les « squats » ont augmenté de 66% à Barcelone sur le premier semestre 2016. La grande majorité d’entre eux concernent des appartements vides appartenant à des groupes bancaires. 

Depuis 2015, Barcelone fait face à un boom des squats. Ils ont augmenté de 66% entre fin 2015 et le premier semestre de 2016. Selon des chiffres rapportés par le journal ABC, la mairie estime qu’en 2015 il y avait 642 maisons occupées illégalement et qu’au début de l’année 2016 il y en avait 1.065.

Alberto Fernández Díaz, président du groupe municipal du Partido Popular, dénonce ces chiffres records. Il cite plusieurs exemples de lieux transformés en squats comme Banc Expropiat, Can Vies, Tres Lliris ou Transformadors. Il a ajouté que « ce phénomène est en train de se multiplier » et que cette situation fait écho avec l’arrivée de la nouvelle maire de Barcelone en 2015. Le Partido Popular exige que la mairie lance un bureau pour informer les professionnels et les habitants concernés, mais aussi pour les aider. Face à une telle situation, les Barcelonais se trouvent souvent « désemparés », a-t-il ajouté. Parmi les lieux occupés, 85% sont des appartements appartenant à des banques, 12,6% à de particuliers et 2,3% sont des logements publics.

Une concentration à Nou Barris

Si l’augmentation est générale dans toute la ville, elle est bien plus importante dans certains quartiers. À Ciutat Vella, les squats ont doublés, ils sont passés de 65 à 130. Quant à Nou Barris,le quartier fait face à une hausse de 95% et concentre à lui seul un quart des squats.

Selon le journal El Pais, la hausse serait simplement liée à l’augmentation du nombre de sources. En 2016, contrairement à 2015, les chiffres ont pris en compte les données des services sociaux, entités, de UCER (Unité contre l’expulsion résidentielle), PAH (Plateforme des victimes du crédit hypothécaire), du tribunal et des associations de voisins.

Pour les associations locales, les personnes qui occupent illégalement ces logements sont en majorité des familles en grande difficulté économique. Selon le porte-parole de la PAH Carlos Macías, « ces chiffres […] sont inférieurs à la réalité. Il y a des milliers de familles qui n’ont pas de réponse de la mairie [NDLR : pour un relogement après expulsion suite au non-paiement du loyer ou du crédit immobilier], et elles restent dans l’appartement sans pouvoir le payer ».