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L’extrême-gauche envahit le siège du PP pour réclamer le référendum catalan

Nouveau coup d’éclat des radicaux de la CUP qui envahissaient ce midi le siège du parti gouvernemental pour réclamer le référendum d’indépendance en Catalogne. 

Le parti d’extrême-gauche La Cup avait prévenu : « nous n’obtiendrons pas l’indépendance en faisant des sourires ». Claire référence aux partis modérés qui gouvernent la Catalogne et qui veulent obtenir la séparation avec l’Espagne tout en douceur. La Cup, et plus particulièrement sa branche jeune Arran, redeviennent une nouvelle fois un caillou dans la chaussure des indépendantistes. Après s’être distinguée en brûlant des drapeaux français, espagnols et des photos du Roi d’Espagne, lors de la dernière fête nationale catalane, la Cup renoue avec les actions flirtant avec la violence en tentant d’occuper par la force le siège du Partido Popular (PP) à Barcelone.

Une quarantaine de jeunes, accompagnés de la députée de la Cup Anna Gabriel et l’ancien parlementaire David Fernandez, ont essayé de pénétrer de force dans le siège du parti conservateur actuellement au pouvoir en Espagne pour imposer la tenue d’un référendum indépendantiste. La police catalane a protégé le local, en déployant un cordon de sécurité et a fini par expulser les activistes qui ont manifesté bruyamment leur sortie aux cris de « dehors les forces d’occupation ».

Pression sur Carles Puigdemont

Lors d’une conférence de presse devant le siège du PP occupé, les membres de la Cup ont expliqué qu’ils « n’ont pas besoin du permis du PP (contraire au référendum et à l’indépendance NDLR) pour faire le référendum, et que l’auto-détermination ne se négocie pas« . Par ailleurs, La Cup a remis une nouvelle fois la pression sur le chef du gouvernement catalan Carles Puigdemont pour qu’il annonce dès maintenant la date du référendum. Dans le cas contraire, les dirigeants de la Cup ont assuré qu’ils feraient « tout ce qu’ils pourraient pour mettre fin à ce gouvernement ».

Le président du PP catalan Xavier Garcia Albiol a dénoncé un acte « violent et fasciste ».

Pendant ce temps-là, le président catalan Carles Puigdemont est en voyage officiel aux Etats-Unis pour chercher un appui international au projet indépendantiste catalan. Pas sûr que cette nouvelle sortie de route des anti-capitalistes aide le gouvernement catalan.