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Robert Ménard (FN) veut créer un « Podemos français de droite »

Au lendemain du second tour des élections législatives, les Républicains, le parti socialiste et le Front National vont devoir se recomposer. Le maire de Béziers, Robert Ménard, ouvre le bal avec la proposition de créer un « Podemos français de droite ».

C’est la hantise d’Ada Colau, de Pablo Iglesias et autres leaders de Podemos : que leur mouvement soit comparé au Front National. Une analogie que ne se prive jamais de faire le Partido Popular (PP), la droite au pouvoir en Espagne. Le PP met un train d’union entre ces deux formations notamment en raison du rejet des politiques européennes et du populisme visant à séparer une certaine idée du peuple et d’une supposée caste.

On sait que le FN possède tout un département sous la responsabilité du vice-président Florian Phillipot qui se consacre à suivre de très près Podemos et son évolution. L’idée pour le Front National est de s’inspirer de la réussite de Podemos, d’en reprendre les éléments de langage et de reproduire certaines stratégies.

Un « mouvement citoyen »

Podemos reste une obsession pour le Front National, comme le démontre une nouvelle fois Robert Ménard, élu maire de Béziers en 2015 avec le soutien du parti, tout comme son épouse hier soir qui a raflé le siège de député de sa circonscription.

Ce week-end, Robert Ménard réunira dans sa ville des intellectuels et des responsables politiques issus de la droite conservatrice et radicale. Une plate-forme nouvelle qui porte le nom de «Oz’ ta droite» et est décrite par Robert Ménard à nos confrères du Figaro comme «une sorte de Podemos de droite».

«Ce ne sera pas un parti classique avec des statuts, des cartes et un comité central, mais un mouvement citoyen, souple et porté sur l’agit-prop (pour agitation/propagande). Il s’agira de porter un panel de mesures que nous aurons communément jugées indispensables si vous êtes de droite, pour peser sur 2017», précise Robert Ménard.

Podemos de son côté a toujours réfuté toute comparaison avec le Front National, sa direction avait même appelé à voter Macron, contre Marine Le Pen, au deuxième tour de la présidentielle française.