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Les catalans sous le choc face à la violence de la police espagnole

L’Etat espagnol a mis ses menaces à exécution et a déployé massivement sa police anti-émeutes.

La Catalogne essaie de voter pour son indépendance. Selon le gouvernement catalan, un bureau sur deux sont ouverts. Les autres ferment sous les charges de la police espagnole qui n’hésite pas à utiliser des méthodes musclées. Vitres brisées, personnes évacuées de force, utilisation de matraques, usage de flash-ball, charge massive : la police espagnole semble avoir peu de limites.

Le délégué du gouvernement espagnol Enric Millo accuse les Mossos d’agir pour raisons politiques et de mettre en danger « l’honneur de leurs fonctions ». Enric Millo justifie les violences de la Police Nationale et de la Guardia Civil par la non-action des Mossos. Il rappelle que ce ne sont pas les gens qui sont visés, mais les objets électoraux.

 

 

 

Une dame rencontrée près du bureau de Ramon Rull, est très émue au micro d’Equinox. Cette dame travaille depuis dix ans pour l’indépendance. Depuis deux jours, elle s’est enfermée dans le bureau de vote à Ramon Llull pour occuper les lieux. Ce matin, elle a été choisie pour être membre du bureau de vote. À l’arrivée de la police nationale, indépendantiste n’a pas hésité à défendre les urnes. Ces dernières lui ont été arrachées des mains par les forces de l’ordre. En larmes, elle confesse à notre envoyé sur place n’avoir jamais imaginé que l’Etat espagnol pourrait aller jusqu’à là pour un vote. Sous le choc, elle accuse le gouvernement espagnol de traiter les catalans comme des délinquants. Une honte internationale. Pour elle, le monde doit réagir.

Ecouter le témoignage d’une militante émue aux larmes.