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Un Français retire ses oeuvres du MACBA à cause de l’instabilité politique

Mercredi, le collectionneur français Philippe Méaille a annoncé le retrait de 500 de ses oeuvres du Musée d’Art Contemporain de Barcelone (MACBA). Son choix est lié à l’instabilité politique en Catalogne.

Mis à jour le 13/10 à 14h30

L’actualité politique mouvementée depuis quelques semaines affecte peu à peu différents domaines. Après Banco Sabadell ou le groupe Planeta qui ont pris la décision de déplacer leur siège social en dehors des frontières catalanes, c’est au tour d’un collectionneur français. Philippe Méaille a déclaré mercredi 11 octobre avoir retiré du Musée d’Art Contemporain de Barcelone les oeuvres qui lui avait prêté. Depuis 2010, le MACBA situé dans le quartier du Raval, abritait 500 oeuvres du collectionneur. Ce dernier a souhaité les rapatrier pour des « raisons de sécurité » et a donc mis fin à la collaboration avec le lieu barcelonais.

Un contrat non renouvelé

Le musée d’art contemporain de Château de Montsoreau, fondé par Philippe Méaille, a expliqué dans un communiqué qu’en raison « de l’instabilité politique en Catalogne et pour garantir la sécurité des oeuvres cédées au MACBA de Barcelone depuis 2010 sous un prêt à long terme, Méaille a décidé de rappatrier sa collection d’art contemporain en France et de ne pas rénouveler son contrat de prêt avec l’institution catalane ».

Une décision que regrette le MACBA car « les arguments ne correspondent pas du tout à la réalité ». Le musée a répondu à cette annonce par un communiqué indiquant que « la sécurité des oeuvres est pleinement garantie, avec des standards de conservation très élevés (…). Avant la fin du dépôt d’avril 2017, M.Méaille a reçu une proposition de continuité, à laquelle le musée n’a jamais reçu de réponse formelle ». La collection de Philippe Méaille correspond au plus important fonds mondial d’Art & Language. Désormais, ces oeuvres font partie de la collection permanente du musée du Château. À voir si d’autres collectionneurs ou artistes suivront les pas de Philippe Méaille.