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NOTRE AVIS – Walden 7, résidence aux inspirations utopistes à Barcelone

Créée dans les années 70 par l’architecte espagnol Ricardo Bofill, plus connu pour avoir dessiné l’emblématique hôtel W Barcelona dit hôtel Vela, la résidence architecturale Walden 7 est un mélange entre apaisement, sérénité et plaisir des yeux, à quelques minutes du centre de Barcelone.

Photos: CO/Equinox

Au cœur du quartier de Sant Just Desvern à Barcelone, l’édifice Walden 7 est reconnaissable dès la descente du bus ou tramway du même nom. Le projet a été élaboré en 1970 par le groupe d’architectes et collectif «Taller de Arquitectura», composé de personnes se préoccupant de questions relatives à la philosophie, l’urbanisme, les liens sociaux ou la science. La construction a commencé à l’emplacement de l’ancienne cimenterie Samsom en 1973.

Initialement, l’ensemble s’appelait «Ciudad del Espacio», devait être réalisé à Madrid et avait 5 blocs. Au final, il n’y aura qu’un seul bloc à Barcelone. L’objectif était la construction de différentes résidences autonomes, indépendantes vis-à-vis de la ville. La pensée architecturale du Walden 7 vient de l’idée de l’amélioration de la qualité de vie des résidents par l’utilisation d’espaces verts et urbains. Ce qui était en phase avec les idées de la génération 68.

Le nom Walden 7 est inspiré du roman de science-fiction utopique «Walden Two» de l’auteur Burrhus Frederic Skinner, dans lequel il décrit une utopie moderne. Il s’était lui-même inspiré de l’histoire d’Henry David Thoreau qui avait raconté ses années passées dans une cabane dans les bois.

Une fois les portes d’entrée passées, le silence qui règne est impressionnant. Les voitures et bruits extérieurs ne s’entendent pas. Tout est calme et reposant. Nos yeux en prennent plein la vue dès l’entrée, le bâtiment étant ouvert. Il suffit de regarder en hauteur pour voir le ciel et la lumière qui attire notre attention.

Au rez-de-chaussée, des pans de mur expliquent l’histoire de la résidence. Le tour continue et la découverte aussi. Il y a plus de 400 logements répartis sur 18 tours de 16 étages. Mais lors de la visite, il est impossible d’essayer de déterminer le nombre d’appartements tant tout se ressemble et paraît identique. Les ascenseurs, permettant l’accès aux logements, ont la particularité de ne s’arrêter qu’aux étages pairs. Pour se rendre d’un bâtiment à l’autre, rien de plus simple. Il suffit d’emprunter les ponts et balcons faisant admirer par la même occasion les cours intérieures qui communiquent entre elles. Pour les férus d’histoire, les allées portent les noms de philosophes, militants politiques, poètes, scientifiques ou encore sportifs.

La visite se fait entre les locataires vivants leur quotidien. Ceux rencontrés ce jour-là étaient de profils différents, de la sportive promenant son chien au père de famille avec poussette à la grand-mère dynamique, jeune et distinguée très bon chic bon genre. Certes des visites sont organisées, mais on peut avoir l’impression de gêner les habitants que l’on croise.

Le plus agréable dans la résidence reste que tout est beau à regarder, les perspectives sont un bonheur pour les yeux et le décor futuriste semble tout droit sorti d’un film. Ce n’est pas sans raison que les lieux ont été choisis pour des tournages de publicités. En fin d’année dernière, la marque anglaise River Island y a tourné un spot publicitaire.

Les formes du bâtiment sont à la fois harmonieuses et envoûtantes. Les couloirs et escaliers à en donner le tournis offrent l’impression d’être dans un labyrinthe, mais qu’à cela ne tienne, cette résidence est unique en son genre.

Outre son architecture et ses couleurs distinctives orange, bleu et jaune de différentes teintes, elle possède différents espaces collectifs. Un local vélo, des bancs, tables de ping-pong, boutique ou encore cafétéria annexe accessible à tous, même aux non résidents. Le plus de Walden 7 reste la magnifique terrasse avec piscine au seizième et dernier étage. La vue prenante sur la ville nous laisse rêveur. On aimerait rester plus longtemps.

 

Les visites du Walden 7 sont organisées par des locataires, pour des groupes de maximum une dizaine de personnes à la fois. La réservation est obligatoire et il faut s’y prendre au moins deux semaines à l’avance. L’édifice est accessible aux PMR et il faut compter 1h à 2h de visite minimum pour réellement apprécier le décor. Le prix par personne est de 3€.

Les 30 minutes de trajet en transport depuis le centre-ville de Barcelone valent le coup. Toutefois, le fait de ne pouvoir visiter entièrement l’édifice peut être frustrant. Pour un retour dans le passé et pour les plus curieux, la chaîne Tv3 avait réalisé un documentaire (en catalan) sur les habitants en 1997, vous pouvez le retrouver ici.

Walden 7 – Infos pratiques

Plus d’informations sur le site internet du Walden 7 en cliquant ici
Réservation en cliquant ici
Prix : 3€

Horaires d’ouverture de l’administration :
Lundi, mercredi et jeudi de 08h30 à 13h30 et de 16h00 à 19h00
Mardi et vendredi de 08h30 à 14h00

Téléphone : 93 371 80 63
Mail : walden7@walden7.com
Adresse : Ctra. Reial, 106, 08960 Sant Just Desvern, Barcelona