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L’Espagne empêche la nomination du gouvernement catalan et maintient le 155

Le blocage continue en Catalogne, le gouvernement ne pourra pas exercer le pouvoir et l’article 155 reste en vigueur.

Le gouvernement de Mariano Rajoy qualifie de provocation la présence de deux ministres incarcérés et de deux ministres en exil à Bruxelles dans le gouvernement qu’a annoncé hier Quim Torra.  L’idée du nouveau président est de rétablir dans leurs fonctions certains des ministres qui sont incarcérés suite à la déclaration d’indépendance ou ceux qui sont en exil à Bruxelles. Tous n’ont pas accepté cette restitution, car beaucoup pensent que cela peut aggraver leur peine lors du procès qui les attend à l’automne.

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s’est réuni hier avec le chef de l’opposition le socialiste Pedro Sanchez et le leader de Ciutadans Albert Rivera. Il est sorti de cette réunion un accord pour empêcher la nomination du nouveau gouvernement catalan. Juridiquement, il suffit à Mariano Rajoy de ne pas publier le décret de nomination au journal officiel catalan pour que celui-ci soit frappé de nullité. La Catalogne n’a plus le contrôle de son propre journal officiel depuis l’activation de l’article 155 qui suspend les compétences de la Catalogne suite à la déclaration d’indépendance. Un article 155 qui reste en vigueur jusqu’à ce que Quim Torra retire la proposition de faire ministre des personnalités politiques qui sont actuellement en prison.

Un appel devant l’ONU

Les indépendantistes de leur côté veulent demander au juge instructeur Llarena de libérer les ministres catalans pour qu’ils puissent au moins signer leur acte de nomination. Les plus radicaux du camp souverainiste demandent à faire appel de la décision de Mariano Rajoy devant l’ONU. Après 7 mois de blocage pour désigner un président de la Catalogne, il est possible que la Catalogne reste maintenant plusieurs semaines sans gouvernement. Un conflit qui durera dans le temps comme l’analysait hier Nico Salvado, fondateur d’Equinox.

Le conflit durera des mois, seule une médiation européenne peut débloquer la situation