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Tensions sur les plages catalanes transformées en cimetières par les indépendantistes

Sept mois après les premières incarcérations de responsables indépendantistes suite à l’organisation du référendum interdit, la tension monte encore d’un cran. 

La Catalogne est remplie de jaune. Rubans arborés par les indépendantistes sur leur veste, drapeaux sur les balcons, graffitis sur les murs et trottoirs, le jaune symbolise la demande de remise en liberté des prisonniers catalans. Une partie des anciens ministres de Carles Puigdemont, les anciens présidents des associations indépendantistes et l’ancienne présidente du parlement sont en détention préventive à Madrid, pour certains depuis octobre dernier, suite au référendum et à la déclaration d’indépendance.

Pour symboliser la supposée mort de la démocratie en Espagne, les indépendantistes ont voulu durant le long week-end de la Pentecôte convertir les plages de Catalogne en cimetières, en plantant des  centaines de croix jaunes dans le sable. Ce qui a provoqué des tensions avec les plagistes molestés par la pollution visuelle. Des Catalans en faveur de l’unité de l’Espagne ont provoqué des disputes et des bousculades pour retirer les croix de la discorde. Calella, Llafranc, Canet de Mar ont été hier théâtres d’affrontements. Dans cette dernière commune, un conseiller municipal de la Cup (extrême-gauche indépendantiste) se plaint d’avoir été blessé lors du retrait des croix par des hommes cagoulés.

Par ailleurs, la commune de Arenys de Munt a décidé d’infliger des amendes aux personnes retirant les symboles jaunes de la voie publique ou dans des espaces privés. Sous l’initiative du maire de gauche indépendantiste Joan Rabasseda, la majorité souverainiste avec l’appui des socialistes a approuvé le concept d’amende allant jusqu’à 200 euros en cas de retrait de la symbolique jaune.

Ce matin le président catalan Quim Torra, interpellé sur ces incidents, a répondu que les plages catalanes appartenaient à tout le monde.