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La mosaïque du baiser de Barcelone et ses milles visages

Au détour d’une balade, dans la vieille ville de Barcelone, on peut découvrir la célèbre photomosaïque de l’artiste Joan Fontcuberta. Histoire d’une oeuvre urbaine devenue incontournable.

Sur la petite place de Isidre Nonell, dans le quartier gothique, se cache un baiser géant, œuvre du photographe Joan Fontcuberta. D’une surface de plus de 30 m2, l’œuvre mêle 4000 photos individuelles imprimées sur des carreaux de ciments conçus par le céramiste Antoni Cumella. Le baiser apparaît grâce à une combinaison de densité de couleurs. Inauguré en 2014, la photomosaïque s’intitule « el mundo nace en cada beso », ou «El món neix en cada besada » en catalan. Ce qui veut dire en français : le monde naît dans chaque baiser.

Joan Fontcuberta est un photographe et plasticien, né en 1955 à Barcelone. Reconnu dans le monde entier, ses œuvres sont exposées au MoMA de New York ainsi qu’au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou à Paris. Il a aussi été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1994 pour son œuvre photographique.

Cette fresque a été réalisée à l’occasion du tricentenaire de la chute de Barcelone, dernière bataille de la guerre de Succession espagnole le 11 septembre 1714. Ce jour-ci est aussi celui de la fête nationale de la Catalogne, « Diada Nacional de Catalunya » célébrée le 11 septembre en mémoire des morts au siège de Barcelone.

4001 moments de liberté

La photomosaïque est le résultat d’un projet entre Joan Fontcuberta et le journal El Periódico intitulé Momentos de libertad. L’idée était que les lecteurs envoient une photo personnelle de ce que, pour eux, est la liberté. Au final, la fresque est composée de 4000 moments de liberté et un dernier, le baiser, qui apparaît grâce à la combinaison de ces 4000 photos.

Sur la plaque expliquant la frise, une phrase de Oliver Wendell Holmes est associée à l’œuvre: “El ruido de un beso no es tan ensordecedor como el de un cañón, pero su eco es más duradero” ou “le bruit d’un baiser n’est pas aussi assourdissant que celui d’un canon, mais son écho est plus long” en français.