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Julie Montel, Artiste Multi task

Julie Montel

Du théâtre au chant, du management d’artistes à la photo, de Barcelone à Paris, Julie Montel est partout à la fois.

Rencontre avec une personnalité hors normes.

Tu as vécu 4 ans à Barcelone, ou tu as été organisatrice d’événements notamment pour Fake Out, photographe, tu fais du théâtre.

Après 4 ans à Barcelone,  tu vis désormais à Paris, quelle est la grosse différence pour toi entre ces deux villes ?

Le sentiment de se sentir toujours en vacances. On se sent libre et en paix à Barcelone. Paris c’est une capitale, la mentalité des gens s’en suit. Les gens doivent se battre pour se faire une place. Ici, à Barcelone, c’est beaucoup plus cool. C’est sûrement l’air de la mer qui fait ça!

Equinox Magazine

Et tu es revenue récemment à Barcelone pour une expo de tes photos…

Oui, j’expose au Black Velvet, le bar d’un ami. Le vernissage a eu lieu le 5 septembre et j’avais invité deux potes à mixer, Cock Porn et Pedro Bucarelli. Ça fait plus d’un an que je bosse comme photographe dans le milieu de la nuit parisienne (Rex, Concrete, Rouge Pigalle), j’ai eu la chance cette année de venir bosser au Sonar comme photo-journaliste. Et l’année dernière pour le Piknic Electronik.

En regardant mes photos, j’ai décidé de faire une sélection de clubbers et notamment de blacks. Ils ont un style bien particulier que j’aime bien. je les trouve intéressant à shooter, surtout qu’ils se lâchent bien ! Et ça, c’est du bonheur!

Equinox Magazine

Pourquoi avoir créé ton propre label, Petite Records?

Oui j’ai monté Petite Records il y a plus de un an. Avant je travaillais à Barcelone pour le label Dga Fäu. Après quatre ans, ça me paraissait évident de monter ma propre maison de disques avec ma signature musicale. Ludovic Gallyot alias Dexima m’a beaucoup aidé. Un jour je l’ai appelé et lui ai dit je monte un label et on sort un premier EP de toi. J’avais plusieurs tracks de lui et ça a commencé comme ça, sans pour autant s’imaginer que je signerais au bout du troisième EP Bruno Gautier alias Lady B. Depuis, j’ai des demandes très intéressantes et par-delà le côté artistique, je fais de belles rencontres et je crois qu’on est en train de créer notre propre famille. On sort le mois prochain un EP de Dexima avec un guest remixer, pour le moment que je garde secret !

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

Je suis très sensible au cinéma. La photographie, la contemplation, les gros plans sur les visages où l’on détecte tout en silence, les mise en scène à la Jim Jarmush, on dirait des tableaux contemporains. J’aime qu’on embellisse la vie des gens. Quelque chose de quotidien, selon sa prise de vue, va devenir belle et touchante. J’aime ce qui est brut, sans artifice.

Des réalisateurs incroyables qui m’ont marqué et m’inspire dans mon travail, je dirais Ingmar Bergman, Fritz Lang, Lynch, Elia Kazan, Georges Franju, Alfred Hitchcok, Fellini. Une actrice qui m’inspire aujourd’hui, c’est Annie Girardot. C’est peut-être le fait de jouer une pièce qu’elle a joué mais elle est vraie et elle a des « couilles » devant la caméra, on voit sa sincérité, on l’entend, on la vit avec elle. Ça c’est une grande artiste!

Un auteur qui m’inspire encore ,c’est Edgar Allan Poe. Je le lisais quand j’avais 10 ans et je me rappelle encore de ces sensations de peur et de pas se sentir seule dans une pièce. En photographie, Robert Capa, Larry Clark, Michael Ackerman, Mapplethorpe, Toyokazu Nagano.


La playlist musicale de Julie Montel


Patrick Bateman – ClubQueen (Frank Haag Reinterpretation feat. Julie Montel)

Andras Toth – Curious feeling of calling (featuring Nermo & Anderz)

Nina Kravitz – Best Friend (DVS1 forever Mix feat. Naugthy Wood)

Espejo – Leonel Castillo

Agoria – Speechless ft Carl Craig (carl Craig remix)

Matthew Herbert – (Koze remix)

Dexima – Can’t Deny

Dusky – Nobody Else

Martini Bros – Love machine (Robag wrhume remix)

Mutant Beat Dance – Let Me Go

Bauhaus – Bela Lugosi dead