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Robert Massanet en interview

Equinox Magazine

Rencontre avec Robert Massanet , directeur de l’Opium, lieu incontournable des nuits barcelonaises.

Equinox : Comment s’est passé ton année 2012?

Robert Massanet : Cela a été une année compliquée pour tout le monde, mais nous ne pouvons pas nous plaindre parce que, vraiment, ça n’a pas été trop mal pour nous. Nous avons beaucoup travaillé, la concurrence est très rude aussi, il y a beaucoup d’endroits de qualité à Barcelone. Et la situation en Europe et dans le monde en général est très compliquée et comme nous travaillons beaucoup avec des étrangers, nous l’avons remarqué. Mais on ne peut pas se plaindre.

Quels ont été les moments forts de l’année?

Sans aucun doute l’été et le nouvel an. Le nouvel an est la date la plus forte de l’année, nous accueillons ce même jour des gens du monde entier et on aime beaucoup les accueillir. L’été est la saison haute pour la ville. Et l’Opium est un club de référence au niveau mondial, nous nous en rendons particulièrement compte en été.

Beaucoup de DJ sont venus du monde entier également, quels sont tes meilleurs souvenirs?

Pour moi, Aviici parce que les gens l’attendaient vraiment avec impatience et ça a été une des soirées les plus fortes qu’on ait eu. Et puis ma petite faiblesse, celui que j’attends toute l’année, c’est Roger Sanchez. Roger Sanchez, je le fais venir pour moi (rires)! Je fais toujours tout en pensant au public, et pour le maestro Roger Sanchez ça ne fait pas exception, mais je dois reconnaître que ce jour-là j’ai plus la tête à la fête qu’au travail (rires)!

Comment choisis-tu les DJs invités?

Il y a beaucoup de facteurs. Le premier est que nous connaissons assez bien le marché touristique de Barcelone. Il y a des semaines où viennent plus de gens d’une certaine nationalité que d’un autre. Alors nous essayons de faire correspondre, cette semaine-là, la nationalité du DJ à la nationalité des touristes.. C’est difficile de tout faire coîncider dans l’agenda des DJs car ils tournent beaucoup et dans le monde entier.

Le nom Opium cache-t-il un message occulte?

Non, non, il n’y a aucun message caché (rires)! Nous l’avons appelé Opium Mar parce que nous avions un autre établissement, dans la calle Paris, qui est aujourd’hui l’Astoria et s’appelait avant l’Opium Cinéma. Il n’y aucun message occulte. On aimait juste le nom et on l’a donné au club de la calle Paris. Et comment ça a bien marché, nous avons décidé de l’utiliser aussi pour celui-ci, l’Opium Mar. Ensuite, l’Opium Mar a eu tellement de succès qu’il a fait de l’ombre à l’Opium Cinema, et c’est pour ça que nous avons décidé finalement décidé de changer le nom de celui-ci en Astoria.

Toi quand tu sors et que tu ne travailles pas, où vas-tu?

Quand je ne travaille pas, j’essaie de ne pas sortir! Je suis tellement fatigué de sortir dans les établissements du groupe (NDRL: groupe Costa Este, propriétaire de l’Opium) que j’essaie de déconnecter le plus possible. Alors quand j’ai un moment de libre, je prends la voiture et je vais à Puigcerdá, où j’ai mon refuge. Je m’enferme et je ne sors plus. J’essaie aussi de faire beaucoup de sport. Mais sortir, non, je ne sors presque pas, j’essaie de rester à me reposer avec ma famille.

Tu viens de casser le mythe!

Non, non (rires)! Je sors aussi un peu en semaine, sinon ma femme me tue! Mais dans des plans plus tranquilles, j’aime aller dans des petits endroits cachés, dans le Born par exemple, découvrir de nouveaux bars à cocktails, des nouvelles saveurs gastronomiques.. Mais j’essaie de fuir la foule.