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Comment sont fabriqués les mojitos vendus sur les plages de Barcelone ?

barcelone

¿ Cerveza, beer, my friend, mojitos ? Ces mots sont devenus une routine sur les plages de Barcelone. Selon les autorités locales, les vendeurs ambulants ont vendu en juin et juillet derniers plus de 63.000 boissons. Découvrez les coulisses de la fabrication des mojitos.

Une organisation bien rôdée

Les vendeurs travaillent en équipe. Selon la police municipale de Barcelone, les premiers, en début de journée, arrivent avec les ingrédients qui seront cachés derrière des rochers ou dans des apparts voisins de la plage. D’autres collègues amènent ensuite de la glace. Enfin, un dernier groupe arrive avec de l’argent en espèces (en cas de contrôle policier, les vendeurs n’ont jamais de grosses sommes d’argent sur eux).

crédit photo : Guardia Urbana Barcelone

crédit photo : Guardia Urbana Barcelone

Des mojitos dangereux pour la santé

Toujours selon la police locale, les vendeurs préparent les mojitos dans des rues proches des plages. Ils se mettent généralement sur le sol pour fabriquer les boissons dans les rues Santa Clara et Sant Elm à quelques encablures de l’Hospital del Mar ou du Port olympique. En cas d’arrivée de la police, les vendeurs cachent les verres sous les voitures. Les mojitos peuvent y rester plusieurs heures, frottant contre la graisse des roues, recevant les vapeurs des pots d’échappement des véhicules circulant dans la rue. Selon la Guardia Urbana, il est fréquent que des chats errants entrent en contact avec les verres. Une fois la police partie, les vendeurs à la sauvette ajoutent de la glace dans les verres (glace distillée directement à la main). Les mojitos sont ensuite vendus 5 euros alors qu’ils ne coûteraient que quelques dizaines de centimes à la fabrication.

crédit photo : Guardia Urbana Barcelone

crédit photo : Guardia Urbana Barcelone

La police de Barcelone a tiré cet été la sonnette d’alarme, compte-tenu de la dangerosité des breuvages fabriqués dans des conditions d’hygiène totalement désastreuses. Une vaste campagne de sensibilisation a été lancée, avec notamment des tweets traduits dans plusieurs langues.