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Norme des terrasses : 10.500 chaises supprimées à Barcelone

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La nouvelle norme des terrasses a entraîné la suppression de 10.478 chaises à Barcelone, mais aussi la perte de milliers d’emplois selon El Gremio de Restauración de Barcelona.

La mairie de Barcelone a révélé les chiffres liés à la nouvelle norme des terrasses. Au 31 décembre 2015, il y avait 4.398 licences de terrasses dans la ville, ce qui fait un total de 78.812 chaises. Sur ce total de licences, 30% correspondent à des permis attribués durant la norme en vigueur, ce qui signifie que 70% existaient déjà avant. Sur ces 70%, 1.105 licences ont dû réaliser les changements demandés, qui ont entraîné la perte de 10.478 chaises.

La corporation des restaurateurs de Barcelone – El Gremio de Restauración de Barcelona – affirme que la révision de la norme des terrasses a éliminé 12% des chaises qui existent. Une suppression qui n’est pas sans conséquence puisqu’elle a entraîné la perte de 2.000 emplois sur la capitale catalane. L’organisation affirme que les chiffres sont vus « à la baisse » et que les pertes seraient bien plus importantes.

Jusqu’à 15.000 emplois perdus

Cette norme juridique a été approuvée en 2014 durant l’ancien mandat du maire Xavier Trias. Elle implique de nouvelles distances entre le mobilier urbain et les immeubles. Mais chaque année, une nouvelle restriction vient s’ajouter à cette norme, ce qui fait baisser considérablement le nombre de tables et chaises sur les terrasses. La mesure a pour objectif d’accroître l’espace public de la ville, mais les restaurateurs la voit comme un coup dur. Roger Pallarols, le directeur du Gremio de Restauración de Barcelone, explique que « les terrasses peuvent représenter jusqu’à 40% des revenus des bars et des restaurants ». De plus, à la fin du processus, 15.000 postes pourraient être supprimés au total, sur les 120.000 employés qui travaillent actuellement dans le secteur.

La municipalité travaille actuellement sur cette norme afin de retarder la mise en place de certaines restrictions en 2018 et ainsi conserver des chaises. Ada Colau s’est engagé à modifier la mesure, pour trouver un équilibre « entre le repos des voisins, la qualité de l’espace public et l’activité économique générée par les terrasses ».