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Les candidats aux élections législatives espagnoles

Ce dimanche 26 juin, ce sont les élections législatives en Espagne. Une élection explosive dans un climat tendu par le Brexit et le virage indépendantiste catalan. Passage en revue des différents candidats.

#Mariano Rajoy : le candidat Permanent

MARIANO RAJOYCandidat pour la quatrième fois consécutive, Mariano Rajoy, actuel chef du gouvernement par intérim depuis le fiasco des élections du 20 décembre, reste la tête de liste du Partido Popular (PP). Mariano Rajoy est dans le jeu politique depuis 1981.

Pour ce scrutin de 2016, comme lors de celui du 20 décembre dernier, le chef du gouvernement conservateur doit faire face à une série de scandales de corruption qui ont secoué son parti. Mariano Rajoy doit également gérer le scandale provoqué par son ministre de l’Intérieur qui a déclenché des enquêtes clandestines contre les indépendantistes catalans. Certains observateurs lui reprochent également une certaine passivité, notamment dans le dossier de l’indépendantisme catalan où il est accusé d’avoir laissé le désordre institutionnel s’imposer. Les derniers sondages donnent entre 110 et 120 sièges au PP. Un nombre d’élus qui est suffisant pour permettre au PP de faire une alliance avec les socialistes pour faire barrage à Podemos et garder le pouvoir.

Équivalence en France : Les Républicains

#Pedro Sanchez : le candidat blessé

sanchez psoeLe candidat socialiste qui a obtenu le pire score de toute l’histoire de son parti en n’ayant qu’une poignée de 90 élus lors du scrutin de decembre dernier pourrait encore faire pire cette fois-ci. Pedro Sanchez n’a pas pu accéder à la présidence de l’Espagne après les élections du 20 décembre dernier, victime du blocage de Podemos qui a refusé de voter pour lui. Rappelons qu’en Espagne, les électeurs votent pour des députés, qui à leur tour vote pour le chef du gouvernement.

Pedro Sanchez est aussi affaibli par Podemos qui pourrait lors de ce nouveau scrutin, et grâce à son alliance avec les néo-communistes d’Izquierda Unida, dépasser les socialistes en nombre de sièges, pour la première fois dans l’histoire du pays.

Le candidat du PS a d’autant plus de mal à se positionner que l’ombre de Zapatero plane sur sa candidature. Le leader socialiste avait démissionné en pleine crise économique, laissant le pays groggy sous un chômage et un déficit records.

Du coup, P. Sanchez fait campagne sur des thèmes sociétaux, rappelant que c’est son parti qui a voté le droit au divorce et au mariage homosexuel. Pas sûr que ça fonctionne car les commentateurs reprochaient justement à Zapatero de ne faire que des lois sociétales et d’être incompétent en matière économique. L’image de Sanchez, effectuant le 3e mandat de Zapatero, explique les mauvais sondages.

Équivalence en France : Parti Socialiste

#Albert Rivera : l’attrape-tout

riveraC’est une histoire singulière que celle d’Albert Rivera, le leader centriste de Ciutadans. Ce parti régional a été fondé il y a une dizaine d’année dans le seul objectif de contrer l’indépendantisme catalan, plus ou moins dans l’indifférence des médias nationaux. Lors de la campagne de 2015, Albert Rivera est devenu à la mode, mais le parti est fortement démonétisé après son échec relatif lors du scrutin du 20 décembre. Avec seulement 40 élus, Ciudadanos a reçu beaucoup moins de voix que ce qu’annonçaient les sondages.

Le parti a fait une alliance avec les socialistes après les élections du 20-D, mais n’ayant pu obtenir de majorité suffisante, le candidat du PS n’est pas devenu président. Parmi leurs propositions, la lutte contre la crise, contre la fraude, une réforme fiscale et scolaire se détachent comme points importants.

Équivalence en France : Les Républicains, l’UDI, l’aile droite du parti socialiste.

#Pablo Iglesias : aux portes du pouvoir

pablo iglesias

 Le phénomène des Indignés secoue l’Espagne depuis cinq ans. La rivière devient une marée quand Pablo Iglesias et ses amis se rapprochent de la prise du pouvoir espagnol. 

Si ces élections du 26 juin ont lieu suite au fiasco du 20 décembre dernier, c’est en grande partie à cause de la formation de Pablo Iglesias qui a refusé au candidat socialiste les voix nécessaires pour accéder à la présidence de l’Espagne. Les socialistes ont développé une animosité contre Podemos, soupçonné de vouloir devenir le parti de gauche majoritaire en Espagne et d’accéder ainsi au pouvoir. Un pari qui semble de plus en plus gagnable

Les sondages donnent Podemos devant les socialistes, grâce notamment à leur alliance avec les néo-communistes d’Izquierda Unida, qui forme la coalition Unidos Podemos. Une forte participation bénéficierait mécaniquement au parti issu des Indignés et pénaliserait le PP.

Équivalence en France : Le Front de Gauche, L’aile gauche du parti socialiste.

#Francesc Homs : indépendantiste, et plus si affinités

homsConvergencia, le parti historique de centre-droit d’Artur Mas, avait réussi à ne pas se présenter aux élections autonomes catalanes sous son nom (éclaboussé par des affaires de corruption) et s’était réfugié sous la bannière indépendantiste de « Junts pel Si » avec la gauche.

C’est Francecs Homs, le bras droit d’Artur Mas, qui se représente pour ces législatives. Officiellement, il va à Madrid pour négocier l’indépendance, certaines mauvaises langues disent qu’il abandonnera le processus de séparatisme pour un pacte fiscal. Indépendantiste, et plus si affinités avec le nouveau gouvernement.

Équivalence en France : inexistant

#Gabriel Rufián : bobo, républicain et indépendantiste

rufianLa coalition Junts Pel Si étant pour le moment en sommeil la gauche républicaine indépendantiste se présente sous ses propres couleurs aux législatives. L’objet de la candidature est de négocier l’indépendance avec le gouvernement central.

Pour ce faire, c’est Gabriel Rufián, habile politicien médiatique, souvent moqué pour ses allures de hipster, qui est tête de liste.

Équivalence en France : inexistant