À l’écart des foules et des clichés, le quartier de Poblenou à Barcelone séduit par sa métamorphose urbaine. Le New York Times le classe parmi les 52 lieux à visiter dans le monde en 2026, saluant son modèle de reconversion industrielle et sa scène culturelle foisonnante.
Alors que Barcelone célèbre en 2026 son titre de Capitale mondiale de l’architecture et le centenaire de la mort d’Antoni Gaudí, le célèbre journal américain invite ses lecteurs à « éviter les foules pour voyager lentement, de manière responsable, dans l’ancien quartier industriel de Poblenou » pour découvrir une Barcelone plus authentique, plus calme, mais profondément innovante.
Dans son article publié début janvier, le prestigieux quotidien new-yorkais désigne Poblenou comme l’un des 52 lieux incontournables à visiter cette année dans le monde. Une sélection qui fait écho aux transformations profondes de ce quartier, devenu en quelques années un symbole d’urbanisme créatif. « Poblenou incarne l’esprit de réinvention urbaine de Barcelone », écrit le journal, saluant un modèle de reconversion respectueux du passé et résolument tourné vers l’avenir.
Des friches industrielles aux lieux culturels vivants
Autrefois cœur industriel de la capitale catalane, Poblenou a vu ses usines et entrepôts renaître en « cafés lumineux, galeries et espaces de spectacle ». Le New York Times cite notamment le musée Can Framis, installé dans une ancienne fabrique textile, et le théâtre Sala Beckett, hébergé dans l’ancien bâtiment coopératif de la Paix et de la Justice. Autant d’exemples d’une reconversion qui conjugue mémoire ouvrière et effervescence artistique.
L’espace public suit la même logique : « L’intersection autrefois saturée de la Plaça de les Glòries est aujourd’hui un parc public biodiversifié. » Une métamorphose emblématique des nouveaux usages urbains à Barcelone.
Mais Poblenou, c’est aussi une scène culinaire en pleine effervescence. Le journal new-yorkais recommande des adresses comme Atipical, « qui propose une cuisine hyperlocale aux accents italiens », ou Casa Güell, où la gastronomie catalane est « réinventée » avec audace. Pour une expérience plus traditionnelle, la Rambla del Poblenou reste le cœur battant du quartier. « Flânez sur la Rambla arborée de Poblenou et laissez-vous porter en soirée autour d’un verre de vin catalan dans le restaurant classique Can Recasens », conclut le New York Times dans un hommage appuyé à l’art de vivre local.
Une nouvelle distinction qui possède aussi son revers de la médaille : Poblenou n’échappe pas à la gentrification et voit de nombreux commerces historiques fermés au profit de nouvelles enseignes destinées au public international et bien plus aseptisées.
