mardi 3 février 2026

Le piteux état de l’autoroute AP7 vers la France

autoroute AP7

Le journal catalan El Periódico de Catalunya a scruté kilomètre par kilomètre l’autouroute qui relie la frontière française au sud de l’Espagne. Et le résultat n’est pas rassurant. 

Longue d’un peu plus de 1000 kilomètres l’AP7 est la plus grande artère routière d’Espagne. Elle fut aussi la plus longue autoroute payant du pays, jusqu’à sa gratuité progressive entre 2020 et 2021. Depuis, la circulation y a grimpé de 70%, accélérant sa détérioration sans que les investissemenst, eux, n’augmentent. Résultat : une maintenace insuffisante et des défauts plus ou moins importants tout au long du tracé. Une équipe du Periódico a parcouru l’autouroute dans les deux sens et relevé les points les plus problématiques.

Comme le remarquent les Français à chacun de leur passage, la différence de qualité des voies une fois la frontière passée est assez flagrante. Alors qu’elles sont parfaitement lisses en France, elles ressemblent vite à un patchwork dès la Jonquère. Affaissements, trous et fissures jalonnent l’ensemble du parcours. « La dégradation de l’asphalte est perceptible sur la quasi-totalité des plus de 150 kilomètres du tronçon », indique l’enquête journalistique, qui remarque toutefois des portions plus abîmées que d’autres : de la frontière à Figueres (sorties 3 et 4), toutes les sorties menant à Gérone (6, 6B et 7), et le secteur de La Selva (sortie 10).

Manque d’entretien

La situation ne s’améliore guère après Barcelone, et en particulier à Porta de Barcelona (kilomètre 165, à hauteur de Castellbisbal), où « des nids-de-poule apparaissent sur les trois voies » et la sortie 294 (Ametlla de Mar), en direction du sud, qui « présente ce qui est sans doute le plus important affaissement de l’AP-7 lors de sa traversée de la Catalogne ».

Selon les experts, la gratuité de l’autoroute a provoqué deux effets pervers : une hausse importante de la circulation et une baisse toute aussi importante des investisssements en maintenance, puisque la voie n’est plus privatisée mais gérée par l’Etat. Un combo fatal pour la sécurité routière espagnole.

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