Utilisé par 30 millions de personnes en Espagne, l’outil de paiement instantané est désormais pleinement intégré aux mécanismes de contrôles du fisc espagnol.
Concrètement, les banques sont désormais tenues de transmettre chaque mois au fisc l’ensemble des paiements reçus via Bizum par les entreprises et les travailleurs indépendants, sans seuil minimum. La première remontée d’informations a lieu ce mois-ci et porte sur les encaissements réalisés en janvier. Chaque règlement, même modeste, est donc susceptible d’être examiné.
L’objectif de l’administration est clair : aligner Bizum sur les autres moyens de paiement traditionnels. Jusqu’ici, l’outil bénéficiait d’un flou pratique, parfois interprété comme une zone grise fiscale. En 2026, cette ambiguïté disparaît. Pour le fisc, un paiement Bizum encaissé pour une prestation ou une vente constitue un revenu comme un autre, qui doit être déclaré et imposé.
Modernisation des contrôles fiscaux
Cette surveillance accrue s’inscrit dans un contexte plus large de modernisation du contrôle fiscal, face à l’essor rapide des paiements électroniques et à l’arrivée de nouveaux acteurs, souvent numériques, sur le marché espagnol. Bizum, par sa simplicité et sa diffusion massive, est devenu un point d’attention prioritaire.
L’administration tient toutefois à lever toute confusion : les échanges entre particuliers ne sont pas concernés. Les transferts entre amis ou membres d’une même famille restent en dehors du champ de contrôle, dès lors que le bénéficiaire n’agit pas en tant que professionnel. Seules les opérations associées à un contrat ou à une activité professionnelle font l’objet de déclarations.