mercredi 18 février 2026

Hausse du salaire minimum en Espagne

salaire en Espagne

Le gouvernement espagnol a annoncé mardi 17 février une nouvelle hausse du SMI (salaire minimum interprofessionnel), qui passe à 1 221 € bruts par mois. Cette augmentation de 3,1 % concerne des millions de salariés à faibles revenus et prend effet rétroactivement au 1ᵉʳ janvier 2026, garantissant un gain significatif pour le début de l’année.

Cette revalorisation constitue une étape importante dans la politique sociale espagnole. Elle intervient dans un contexte de hausse constante du coût de la vie, où de nombreuses familles et travailleurs à faibles revenus peinent à boucler leurs fins de mois. Avec cette mesure, le gouvernement espagnol entend soutenir le pouvoir d’achat, renforcer la sécurité économique des foyers modestes et réduire les inégalités salariales dans le pays. Selon les autorités, ce relèvement témoigne de la priorité donnée au travail et à la dignité des salariés.

Un relèvement modéré mais symbolique du SMI en 2026

Le salaire minimum interprofessionnel espagnol est désormais fixé à 1 221 € bruts par mois en 14 paiements, soit une augmentation de 3,1 % par rapport à 2025, lorsque le SMI s’élevait à 1 184 €. Cette hausse représente 37 € supplémentaires par mois, soit environ 518 € supplémentaires sur l’année pour chaque salarié. La mesure s’applique rétroactivement au 1ᵉʳ janvier, ce qui oblige les employeurs à compenser les montants non versés depuis le début de l’année. Les autorités précisent que cette revalorisation a un impact direct sur le pouvoir d’achat, particulièrement pour les familles les plus modestes.

Qui bénéficie de cette hausse et quels impacts ?

Selon les estimations officielles, environ 2,5 millions de travailleurs bénéficieront de cette revalorisation. Les secteurs les plus concernés sont l’agriculture, les services à la personne et certaines industries, où les rémunérations sont traditionnellement les plus basses. La mesure conserve l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les bénéficiaires, maximisant ainsi l’effet concret sur leurs finances.

La revalorisation a été adoptée après un accord entre le ministère du Travail et les syndicats, malgré certaines réserves exprimées par la patronale. Les experts soulignent que ce relèvement, bien que modéré, a une valeur symbolique forte, montrant la volonté du gouvernement de renforcer la justice sociale et le soutien aux travailleurs les moins rémunérés.

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