Après plusieurs semaines d’arrêt, les hélicoptères Pegasus survolent de nouveau l’Espagne pour repérer et sanctionner les infractions routières depuis les airs.
Fin octobre 2025, la Direction Générale du Trafic (DGT) a remis en service sa flotte de neuf appareils équipés du système Pegasus. Cette reprise marque le retour d’un outil clé dans la stratégie espagnole de sécurité routière. Depuis le ciel, les agents peuvent surveiller de longues portions d’autoroutes comme de routes secondaires, avec une capacité de détection bien supérieure aux contrôles terrestres classiques.
Excès de vitesse, téléphone au volant ou absence de ceinture : les infractions sont filmées, analysées puis sanctionnées. Pour les Français installés ou de passage en Espagne, cela signifie une vigilance accrue sur chaque trajet, notamment lors des périodes de forte circulation.
Une technologie qui voit loin
À bord, des caméras gyrostabilisées et un puissant zoom optique permettent de capter des images nettes malgré l’altitude. Les hélicoptères peuvent suivre un véhicule sur plusieurs centaines de mètres et mesurer précisément sa vitesse. Mais leur champ d’action ne s’arrête pas là : ils repèrent aussi l’usage du téléphone au volant ou l’absence de ceinture. Les séquences sont enregistrées puis vérifiées avant l’envoi d’une sanction. Ce dispositif offre à l’administration une capacité de contrôle étendue, notamment sur les axes où les accidents sont fréquents.
Des vols plus nombreux aux périodes sensibles
La DGT prévoit d’intensifier les heures de vol lors des week-ends chargés, vacances et opérations spéciales. Cette stratégie vise à accentuer la dissuasion et à réduire le nombre d’accidents mortels en Espagne. Pour les conducteurs, le message est simple : limitations de vitesse, ceinture attachée et téléphone hors de portée. Car désormais, la vigilance ne se joue plus seulement au niveau des radars fixes : elle peut venir du ciel, à tout moment.