Devant la Sagrada Família, des enseignants en grève ont installé une salle de classe improvisée, avec tables et chaises d’école transportées à la main depuis une école de la ville. Une action symbolique et spectaculaire qui a retardé l’ouverture du monument pendant près de deux heures.
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La scène a surpris des centaines de touristes ce lundi matin à Barcelone. Plus d’une centaine de professeurs, vêtus de tee-shirts jaunes, se sont assis devant les portes du monument sous surveillance des Mossos d’Esquadra. Les slogans visaient directement la ministre catalane à l’Éducation, Esther Niubó. « Sans conditions dignes, nous ne terminerons pas l’année scolaire », répètent depuis plusieurs semaines les syndicats mobilisés.
Cette mobilisation marque la deuxième semaine consécutive de grèves dans l’enseignement public catalan. Au cœur de leurs revendications : la récupération du pouvoir d’achat perdu depuis les années d’austérité, une baisse du nombre d’élèves par classe, davantage de moyens pour l’école inclusive et une réduction de la charge administrative qui pèse sur les enseignants.
Le gouvernement catalan affirme travailler sur une nouvelle proposition. Un document de travail contenant plusieurs « pistes » sera prochainement transmis aux syndicats. Mais du côté des représentants des enseignants, la méfiance domine. Ils estiment que les augmentations proposées, environ 60 euros bruts mensuels cette année, seront rapidement absorbées par l’inflation.
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