jeudi 15 janvier 2026

Donald Trump met à la porte Pedro Sánchez

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Pedro Sánchez s’est déclaré à plusieurs reprises comme principal adversaire de Donald Trump. Le locataire de la Maison-Blanche, en retour, vient d’infliger un sévère camouflet au Premier ministre espagnol. Décryptage.

C’est le dernier chef de gouvernement socialiste à la tête d’un grand pays démocratique. À ce titre, Pedro Sánchez s’est déclaré comme principal rempart au trumpisme, s’opposant systématiquement à toute position américaine.

En réponse, Donald Trump a décidé d’exclure l’Espagne de toutes les réunions préparatoires de la prochaine réunion du G20, dont le pays nord-américain sera l’hôte pour la première fois depuis vingt ans. Le sommet se tiendra les 14 et 15 décembre à Miami, au Trump National Doral Miami, un complexe de golf appartenant au président américain. D’ici cette date, l’Espagne « n’est invitée à aucune réunion préparatoire, ni de sherpas ni ministérielle ».

La première réunion destinée à organiser le Sommet des dirigeants, dite « réunion des sherpas », s’est tenue à Washington, et l’ensemble des pays y étaient présents. La France, la Russie et le Royaume-Uni en tête. Mais aussi un large balayage du globe, de l’Union africaine et du Brésil, jusqu’au Japon, en passant par le Canada, la Chine, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, la République de Corée, le Mexique, ou encore l’Arabie saoudite et la Turquie. Un grand « tout sauf l’Espagne », particulièrement humiliant pour Pedro Sánchez.

Flirtant avec le déni, les services du Premier ministre ont indiqué à la presse que « le gouvernement espagnol et l’administration américaine maintiennent des rencontres bilatérales dans la plus parfaite normalité ». Ce que les faits contredisent, car la dégradation des relations entre les deux pays est apparue au grand jour depuis le sommet de l’OTAN de juin 2024, durant lequel Sánchez s’est montré le plus opposé à la volonté de Trump d’exiger que les pays membres de l’OTAN portent leur contribution à 5 % du PIB, objectif que tous ont finalement signé malgré les déclarations divergentes de Pedro Sánchez.

L’économie et les nouvelles technologies au cœur des discussions

Durant cette première réunion de sherpas, les États-Unis ont réaffirmé leurs priorités fondamentales : promouvoir la prospérité économique par la réduction des charges réglementaires, faciliter l’accès à des options énergétiques fiables et abordables, et être à la pointe des nouvelles technologies innovantes.

Le Groupe des Vingt (G20) est l’un des principaux forums de coopération politique et économique au monde, puisque les pays participants regroupent environ les deux tiers de la population mondiale et 80 % du produit intérieur brut mondial. Les membres permanents sont les sept pays les plus industrialisés du monde (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni — G7), auxquels s’ajoutent la Russie, onze pays en voie d’industrialisation (Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Afrique du Sud et Turquie), ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine.

Lot de consolation, l’Espagne pourra assister au sommet en décembre, mais uniquement en qualité de « pays invité », comme c’est le cas depuis 2008.

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