mardi 24 février 2026

Russo-ukrainienne en exil, Olga a trouvé refuge à Barcelone

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À l’occasion du triste anniversaire des 4 ans de l’invasion russe en Ukraine, Equinox est parti à la rencontre d’Olga, une ukraino-russe ou russo-ukrainienne de 36 ans installée à Barcelone depuis le début du conflit.

Pour la jeune femme, c’est la double peine : son passeport russe lui empêche l’entrée sur le sol ukrainien tandis que son soutien public à l’Ukraine la mettrait en danger en Russie.

Comme elle, ils sont nombreux à avoir choisi l’exil. Entre mars 2022 et août 2023, le nombre d’Ukrainiens résidant à Barcelone a presque doublé passant de 5000 à 9510. Parallèlement, la communauté russe a également enregistré une croissance significative. Sur la même période, le nombre de citoyens russes inscrits au registre municipal à Barcelone est passé de 7 554 à 11 411. Un chiffre qui ne prend pas en compte les arrivées clandestines. Car si les Ukrainiens peuvent disposer du statut de réfugiés politiques, ce n’est pas le cas des citoyens russes. 

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Comment repartir de zéro ? Comment s’intégrer ailleurs ? Et surtout, comment faire face à l’impossibilité du retour ? Pour Olga, voyageuse endurcie et activiste au grand cœur, s’entraider, positiver et voir le départ comme une opportunité plutôt que comme un couperet aide à garder le moral. Serveuse dans un restaurant végétalien, elle prend des cours de castillan et de catalan, et étudie en parallèle pour devenir travailleuse sociale.

Elle confie tout de même que cette guerre l’a dépossédé de ses souvenirs : difficile de ne pouvoir accéder aux lieux de son enfance que sur Google Maps et de ne pas savoir si l’on pourra rentrer un jour.  Comme les Russes blancs du siècle dernier, une nouvelle génération de Russes et d’Ukrainiens sont aussi condamnés à l’errance tant que durera ce conflit fratricide qui fête aujourd’hui ses quatre ans.

Regarder son interview en vidéo :

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