Le volcan Trump explose, Pedro Sánchez ressuscite

sanchez contre trump

La tension entre Washington et Madrid franchit un nouveau seuil. Donald Trump annonce la fin des relations commerciales avec l’Espagne, tandis que Pedro Sánchez se pose en dernier rempart européen face au président américain. Derrière ce duel politique spectaculaire se cache un affrontement idéologique et une crise diplomatique aux conséquences économiques potentiellement lourdes.

« Nous n’avons rien à voir avec l’Espagne. Ce pays est terrible, nous cessons toute relation commerciale entre les États-Unis et Madrid. » Donald Trump met fin à un couple qui n’a jamais vraiment connu les affres de l’amour. À droite, le président américain ; à gauche, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez.

Dernier dirigeant de gauche à la tête d’un grand pays occidental, Sánchez s’est auto-proclamé « dernier rempart » face à Trump. Hier encore, il affirmait être la dernière digue pour pacifier la bande de Gaza. En tout cas, le chef du gouvernement espagnol ne peut guère se présenter comme un rempart contre la corruption : deux hauts responsables du Parti socialiste ont été placés en détention provisoire pour détournement de fonds, tandis que le frère et l’épouse du Premier ministre sont également visés par la justice pour des soupçons d’appels d’offres jugés frauduleux.

Le Premier ministre s’est montré particulièrement grandiloquent ce matin devant le perron de la Moncloa. Selon lui, les conditions internationales actuelles seraient comparables à celles qui ont précédé la Première Guerre mondiale, et Donald Trump serait l’artificier « du plus grand désastre de l’humanité ».

 

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Bravache, il a conclu son intervention en affirmant que le chantage économique brandi par Washington ne lui faisait pas peur. Pas sûr que les producteurs de cava et d’huile d’olive, premières victimes potentielles d’un boycott américain, partagent la même sérénité. Sans majorité parlementaire, acculé avec le 3e budget espagnol reconduit depuis 2022, cerné par les affaires, le dernier atout de Sanchez se trouve dans les chiffres insolents de la croissance du pays. Si celle-ci chute avec un boycott américain, on ne comptera plus le reste du mandat de Pedro Sanchez en mois, mais plutôt en semaines.

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