En février 2026, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’établissait à 2,3 % sur un an. Mais le panier alimentaire évolue à un rythme bien plus rapide. Les prix des aliments et boissons non alcoolisées ont progressé d’environ 3,2 %, soit nettement au-dessus de l’inflation moyenne.
Photo : Clémentine Laurent
En un an, certains produits ont littéralement explosé. Les œufs enregistrent les hausses les plus spectaculaires, avec des augmentations proches de 30 % sur douze mois. D’autres produits de base suivent la même trajectoire : les légumes et produits maraîchers ont fortement augmenté, tout comme les légumineuses vertes, les fruits tropicaux ou encore le café, dont les prix dépassent largement la progression générale de l’inflation.
Ces hausses marquées s’expliquent par une combinaison de facteurs structurels. Les coûts de production augmentent, notamment en raison du prix de l’énergie, du transport ou encore des fertilisants. À cela s’ajoutent les aléas climatiques, qui peuvent affecter les récoltes, ainsi que les tensions sur les marchés internationaux pour certains produits agricoles importés, comme le café ou certaines variétés de fruits. Et dans le cas des oeufs en particulier, la hausse de la demande, bien plus forte que la hausse de la production, a mécaniquement engendré une forte augmentation des prix.
Conséquence directe : les ménages espagnols se voient obligés de consacrer une part croissante de leur budget mensuel à l’alimentation, au détriment d’autres postes de dépenses.
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Mais la tendance dépasse les frontières espagnoles. Dans plusieurs pays de l’Union européenne, les prix de l’alimentation devraient continuer à progresser plus vite que l’inflation globale dans les mois à venir.