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Interview FatBoy Slim

Interview Fatboy Slim Equinox Radio

Juste avant son live au Razzmatazz interview exclusive avec   un artiste Equinox Radio : Fatboy Slim.

Fatboy Slim, tu as participé à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Londres, quelle sensation ça t’a fait de participer à un évènement d’une telle portée?

Au début j’étais très excité vu que j’étais le seul DJ là-bas, j’avais l’impression de représenter l’équipe de Grande-Bretagne dans les domaines olympiques donc c’était un réel honneur. Le stress n’est venu qu’après. Il y avait aussi le fait que je n’ai pas joué seulement ma musique, je devais faire aussi celle de Tinie Tempah, de Jessie J, Taio Cruz. J’aime bien Tinie Tempah, Jessie J c’était tout de même un peu poussé, et puis quand ils m’ont dit que je devais faire un remix des Bee Gees, j’étais très embêté. En temps normal, je ne jouerais pas les Bee Gees, mais c’était un réel honneur de le faire et je pense que le char en forme de pieuvre a fait en sorte que la musique soit surréaliste et vraiment entraînante. C’était vraiment un honneur, le genre de choses dont tu te souviens pour le restant de ta vie.

Tu t’apprêtes à mixer au Razzmatazz, que penses-tu de la ville de Barcelone?

C’est certainement l’une des villes les plus belles et les plus vibrantes au monde. Je viens souvent ici avec ma femme pour les vacances. J’ai aussi joué pas mal de fois ici mais cette année je n’ai fait que le Sonar. Barcelone a une culture et une histoire fantastiques, ainsi qu’une très bonne cuisine.

Préfères-tu remixer et sampler des artistes, ou que d’autres artistes te remixent?

Je préfère largement remixer la musique des autres! Il y a très peu de remixes de mes propres chansons qui m’ont fait dire “c’est bien, ça apporte quelque chose de plus” mais les gens que je remixe pensent probablement la même chose de ce que j’ai fait de leur musique. Et puis c’est plus amusant de jouer avec les morceaux des autres, nos propres chansons sont comme nos bébés, c’est difficile parfois d’écouter ta musique remixée, surtout si c’est fait par un ami. Ton ami te le fait écouter et te demande ce que tu en penses, tu es genre “oué, c’est pas mal mais je préfère jouer ma version si ça ne te dérange pas trop”.

Avant de prendre le pseudo Fatboy Slim, tu t’appelais Norman Cook, mais ta carrière a vraiment décolé lorsque tu as pris ce pseudo, est-ce qu’aujourd’hui Norman Cook te manque ?

Non vraiment pas. Quand j’ai commencé je faisais partie des Housemartins puis des Beats International et Norman Cook était le nom du DJ. Mais aujourd’hui c’est plutôt Fatboy Slim qui fait les enregistrements et quand je suis avec ma famille, je suis Norman. Et c’est plutôt bien d’avoir une distance parce que maintenant j’ai deux enfants, et quand je suis à la maison je suis un père responsable. Quand je monte sur scène, je redeviens un idiot de 17 ans. Et il y a des moments, ces dix dernières années où la distinction Fatboy Slim et Norman était plus floue, Fatboy Slim rentrait à la maison et essayait de s’occuper des enfants… très mauvaise idée! Au final c’est pas mal d’avoir un alter ego. En gros, quand j’enfile le t-shirt hawaïen, je deviens Fatboy Slim mais le reste du temps je suis juste Norman.

L’un de tes sons s’appelle “fucking in heaven”, c’est quoi fucking in heaven?

Dans mes concerts j’arrive à un point où tout éclate au même moment, la musique s’installe, la foule part en délire en même temps et je deviens comme défoncé, c’est là que tu fuckes in heaven, à ce moment-là tu te dis “je kiffe ce job”.

Un autre des tes sons est “Bird of Prey”, avec la voix de Jim Morrison, on a l’impression qu’il y a eu une réelle collaboration entre vous deux pour ce son, comment es-tu arrivé à un tel résultat?

Quand tu cherches un sample, tu essaies de trouver un a capella parce que c’est nettement plus simple d’incorporer ça dans une mélodie. J’avais juste une petite vidéo de Jim Morrison en train de raconter une sorte de poésie d’adulte drogué, il chantait environ quatre lignes d’une chanson et j’ai pensé que je pourrais construire une mélodie autour de ça. Et c’était pas mal d’avoir pu se mettre en contact avec le reste de the Doors. Ray Manzarek a d’ailleurs dit dans une interview que Bird of Prey était une mélodie sur laquelle il travaillait avant que Jim Morrison ne meurt et qu’il tenait à remercier Fatboy Slim de l’avoir finie.