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La mairie retire des rues de Barcelone des plaques du dictateur Franco

L’Espagne est probablement le pays d’Europe le plus lent à retirer les vestiges de l’époque du dictateur Franco. Il reste encore aujourd’hui sur les façades d’immeubles des plaques avec les insignes exaltants de la dictature fasciste. La mairie de Barcelone a pris la décision de les retirer définitivement.

Une petite plaque métallique avec dix flèches. Cinq orientées vers le haut et cinq autres vers le bas. Il reste à Barcelone 270 plaques de ce type sur les façades. Ces pancartes datent des années 50 et servaient durant la dictature à signaler que l’immeuble faisait partie d’un ensemble protégé par l’État, c’est-à-dire que c’était un logement social. Si cette signalétique a été progressivement retirée depuis le début de la démocratie dans les années 1980, elles n’ont pas toutes disparues.

Un symbole fasciste

Ce qui dérange le plus dans ces plaques, ce n’est pas qu’elles signalent d’anciens logements sociaux, mais le fait qu’elles représentent un symbole fasciste. En effet, les dix flèches ne sont rien d’autres que l’emblème de la Phalange espagnole. Derrière ce nom se cache celui de l’unique parti qui était autorisé sous la dictature franquiste, un mouvement d’extrême droite.


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Des habitants refusent le retrait

Selon la loi socialiste de la mémoire historique, tous les symboles de la dictature franquiste doivent être retirés de l’espace public. Étonnamment, il restait dans les rues d’Espagne de nombreux monuments, statues et autres édifices à la gloire du précédent régime. Mais il s’avère compliqué de retirer ces fameuses plaques car elles sont posées sur des bâtiments privés et des façades d’immeubles. D’ailleurs, deux associations de voisins ont fait savoir à la mairie de Barcelone qu’elles refusaient que les plaques soit retirées de leurs immeubles. La municipalité parle de deux cas isolés et affirme que les 268 plaques restantes seront retirées sur la période 2017. Hier, une plaque de la rue Còrsega a été désinstallée par les équipes municipales.