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La justice ordonne que les « Jordis » restent en prison

Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, respectivement président des associations indépendantistes ANC et Omnium, restent en détention préventive. Leur remise en liberté a été refusée ce jour. 

Les avocats des « Jordis« , en prison depuis le 16 octobre dernier, avaient demandé leur libération ce vendredi devant l’audience nationale. Pendant deux heures, les avocats ont expliqué qu’il n’y avait aucune raison de garder leurs clients en prison préventive au motif d’une sédition pour les incidents qui se sont produits le 20 septembre devant le ministère de l’économie à Barcelone.

Lors de l’audience d’appel, les avocats de Sanchez et Cuixart ont tenté de démonter les faits décrits par la juge Carmen Lamela dans l’ordre d’emprisonnement. Selon l’instructeur, les dirigeants de l’ANC et Òmnium ont encouragé les manifestants à cesser le rassemblement devant le ministère de l’économie et à se disperser d’une manière pacifique. Les avocats ont fait valoir que ni Sànchez ni Cuixart ont empêché la Guardia Civile d’entrer et de sortir du ministère de l’économie le 20 septembre dernier. Les avocats ont fourni au dossier une vidéo défendant leur thèse.

« Risque de fuite et récidive »

La prison préventive a été exigée à cause du risque de fuite, de récidive ou de destruction de preuves. Les avocats ont expliqué que Sanchez et Cuixart ne souhaitent pas fuir car ils se sont toujours rendus aux convocations de la justice et qu’ils ont fourni au juge «une adresse familiale et professionnelle». Concernant la récidive, entre autres arguments, les avocats font valoir qu’il n’y a pas de risque au vu de la « situation politique » en Catalogne, avec l’application de l’article 155 de la Constitution et la convocation d’élections régionales le 21 décembre prochain.

Sanchez et Cuixart avaient demandé à assister à l’audience d’appel, mais la Chambre a rejeté la demande. De son côté le parquet s’est opposé à la demande de la défense et estime que la situation politique catalane n’a rien à voir avec la procédure et que seuls les actes criminels allégués font l’objet d’une enquête.

Le procureur a soutenu que Sanchez et Cuixart continuent depuis la prison de Soto del Real à fomenter une « mobilisation sociale pour inciter les autorités catalanes à faire sécession avec l’Espagne ». Les 5 magistrats de l’Audience Nationale ont estimé que le maintien en prison des Jordis faisant l’objet d’une enquête par sédition était une mesure « adéquate, raisonnable et proportionnée ».