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L’ancien vice-président catalan Oriol Junqueras reste en prison

Hier matin, le leader de la gauche républicaine indépendantiste ERC, Oriol Junqueras, a été entendu par le Tribunal suprême à Madrid, à propos de sa remise en liberté. L’ancien vice-président catalan reste en détention provisoire, où il est depuis le 2 novembre dernier.

Les magistrats du Tribunal suprême viennent de rendre leur verdict: Oriol Junqueras reste en prison. L’ancien vice-président du gouvernement catalan est passé hier matin devant le Tribunal suprême, afin que les juges décident de son maintien en détention ou non. Le parquet avait demandé qu’Oriol Junqueras reste en prison. Pour se défendre, le leader de la gauche républicaine d’ERC avait expliqué devant les juges qu’il était “un homme de paix” et qu’il cherchait le dialogue. Ces arguments n’ont pas suffit à convaincre pour sa remise en liberté.

En détention depuis le 2 novembre

L’ex vice-président du gouvernement catalan Oriol Junqueras est en détention provisoire depuis le 2 novembre, suite à une plainte du procureur de l’Etat pour sédition, rébellion et malversation dans le cadre de son implication dans le référendum non autorisé du 1er octobre et de la déclaration d’indépendance du 27 octobre. Il avait été incarcéré aux côtés de plusieurs autres anciens ministres catalans, mis en détention pour les mêmes raisons. Carmena Lamela, la juge de l’Audience nationale, avait ordonné leur placement en prison préventive en raison du risque de récidive, de fuite et de destruction de preuves.

Aujourd’hui, seuls Oriol Junqueras, l’ancien ministre de l’intérieur Joaquim Forn, mais aussi les présidents des associations indépendantistes ANC et Òmnium, Jordi Sànchez et Jordi Cuixart, sont encore en prison. Les autres ministres avaient été libérés en décembre.

La présidence du Parlement catalan

Depuis sa cellule de la prison d’Estremera près de Madrid, Oriol Junqueras s’est tout de même présenté en tête de liste de la gauche républicaine ERC lors des élections parlementaires du 21 décembre dernier. Le leader de la gauche indépendantiste espérait arriver en tête de l’élection afin de pouvoir se faire investir président de la Catalogne. Pari perdu dans la mesure où Carles Puigdemont est arrivé avant lui. ERC a obtenu 32 sièges et Junts Per Catalunya 34.

 

Le fait qu’Oriol Junqueras reste en prison laisse à Carles Puigdemont une marge de manoeuvre pour tenter de se faire investir depuis Bruxelles. Pour l’instant, il ne prendrait pas le risque de rentrer en Espagne, car cela entraînerait probablement son arrestation immédiate. Ainsi, il souhaiterait changer le réglement du Parlement catalan pour qu’il puisse devenir président sans avoir besoin d’être présent physiquement dans l’hémicycle. Carles Puigdemont envisagerait de pouvoir participer par vidéo au débat d’investiture du Parlement catalan qui doit se tenir le 17 janvier.

Le parti d’Oriol Junqueras ERC serait à priori d’accord avec cette investiture à distance. La gauche républicaine n’a pas de personnalité assez forte à présenter face à Carles Puigdemont. Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, pourrait faire suspendre cette session d’investiture en passant par le Tribunal constitutionnel.

Un possible transfert en Catalogne ?

L’avocat de l’ancien vice-président catalan Oriol Junqueras, Andreu Van den Eynde, avait annoncé mercredi qu’il demanderait le transfert d’Oriol Junqueras dans une prison catalane afin qu’il puisse assister aux sessions plénières du Parlement catalan, si le juge du Tribunal suprême refusait sa remise en liberté. C’est chose faite. La demande sera examinée dans les jours à venir.

Légalement, même en étant en prison, Oriol Junqueras peut être député. L’ancien vice-président demanderait des permissions pour assister aux sessions, ce qui serait quasi impossible en restant dans une prison madrilène en raison des délais de transport. Oriol Junqueras demanderait aux juges surtout une permission afin de pouvoir aller voter lors du débat d’investiture du Parlement catalan doit se tenir le 17 janvier. Oriol Junqueras compte bien rester dans le jeu politique.