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Vaste opération policière anti-corruption à Barcelone

La police nationale espagnole mène depuis le début de matinée une vaste opération dans le cadre d’une enquête pour corruption de la Diputació de Barcelone. 

La Diputació de Barcelona, équivalent du conseil départemental de la province, est l’objet de toutes les attentions médiatiques depuis 9h30 ce jeudi. Une trentaine de personnes, dont l’ancien président de la Diputació entre 2011 et 2015 Salvador Esteve (CiU), ont été placées en garde à vue pour être interrogées dans le cadre d’un présumé octroi frauduleux de subventions publiques, d’un montant minimum de deux millions d’euros. Elles sont accusées de trafic d’influence, malversation de fonds publics, faux et usages de faux.


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Les agents de la police nationale ont perquisitionné ce matin plusieurs bâtiments officiels de la Diputació, de la Generalitat, ainsi que des associations à but non lucratif et des sièges d’entreprises dans les provinces de Barcelone, Gérone et Tarragone.

Contactée par Equinox, la Policia Nacional a indiqué que l’opération était le fruit d’une enquête longue de deux ans, et concernait des subventions de la Diputació de Barcelone destinées à des projets pour des pays en voie de développement mais versées à d’autres fins. Selon plusieurs médias espagnols, les fonds détournés auraient pu être utilisés pour financer l’indépendantisme et notamment le référendum du 1er octobre.

Journée noire pour la corruption en Espagne

L’opération de la police espagnole intervient le même jour que la sentence du fameux procès Gürtell, une affaire de pots-de-vin touchant le Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy. L’Audience Nationale a condamné aujourd’hui l’homme d’affaires Francisco Correa à 51 ans de prison pour avoir chapeauté le réseau de corruption tandis que l’ex-trésorier du PP Luis Bárcenas écope de 33 ans de réclusion, et son épouse de 15 ans.

Le tribunal considère également que le PP a disposé d’une caisse noire. et a tissé “un authentique et efficace système de corruption institutionnel à travers des mécanismes de manipulation des contrats publics au niveau de l’Etat, des communautés autonomes et des localités”.