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Le radical Pablo Casado devient le chef de la droite espagnole

Après la chute de Mariano Rajoy de la présidence du gouvernement espagnol, la droite se cherchait un chef. Ce week-end se tenait le congrès du Partido Popular (PP). Pablo Casado a su rassembler la frange dure autour de sa candidature.

Le combat pour la direction du parti était un remake d’Alain Juppé contre François Fillon qui avait déchiré Les Républicains. Le centre contre la droite de la droite. Sur le côté gauche, Soraya Sáenz de Santamaría, ancienne vice-présidente du gouvernement espagnol sous le règne de Rajoy. A droite, Pablo Casado jeune loup aux dents longues, député du centre de l’Espagne.

Finalement c’est Pablo Casado qui remporte la mise avec 1.689 votes face aux  1.251 de Soraya Sáenz de Santamaría.

Pour la première fois, l’autoritaire et vertical Partido Popular organisait une primaire. Une élection avec un mode de scrutin singulier. Au premier tour, les militants votaient directement, mais pas au second tour. Pour la deuxième manche, ce sont les “délégués locaux”, qui ont été proportionnellement élus suite au résultats du premier tour, qui votaient pour choisir le président.

Lors de ce premier tour qui a lieu le 5 juillet dernier, Sáenz de Santamaría avait obtenu 36,9% des voix, suivie de Pablo Casado et ses 34,3%. La secrétaire générale du PP Maria Dolores Cospedal s’est retrouvée éliminée, mais a appelé ses “délégués locaux” à voter pour Casado. Cospedal pèse 25,9%.

 La secrétaire générale a donc permis l’élection du jeune député qui devient leader incontesté de la droite ibérique.

Droite dure

 Mélange de Jean-François Copé, de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, Pablo Casado, 37 ans,  devient président du PP, et donc futur premier ministre en cas de victoire de la droite lors des prochaines législatives. En frappant dur contre les indépendantistes catalans et contre les réfugiés, Pablo Casado a su réunir la droite de la droite pour être élu. Certains commentateurs catalans vont jusqu’à comparer Casado avec Marine Le Pen, notamment pour avoir sous-entendu en septembre dernier que Carles Puigdemont pourrait être fusillé, comme ce fut le cas pour son prédécesseur Lluis Companys, président de la Catalogne dans les années 40. La victoire de Casado traduit également un certain malaise des militants du PP face à la gouvernance de Mariano Rajoy dont Soraya Sáenz de Santamaría était la représentante officielle.