Un voile ocre qui recouvre la ville. Barcelone va subir ce jeudi un épisode de poussières sahariennes qui dégrade la qualité de l’air et transforme le ciel en tableau expressionniste.
Ce phénomène n’a rien d’anodin. Hier encore, Barcelone était relativement épargnée. Mais dans la nuit, la masse d’air africain a basculé vers le nord-est et la Catalogne s’est retrouvée en plein cœur de l’épisode. L’agence météorologique espagnole (AEMET) est formelle : ce jeudi, le risque est significatif. Autrement dit, une chance sur deux que la qualité de l’air atteigne un niveau préoccupant pour la santé.
Du désert à nos poumons
Tout part de vents du sud qui remontent depuis l’Afrique du Nord, se chargent de particules ultrafines en traversant les immensités désertiques, puis les transportent sur des milliers de kilomètres jusqu’à la Méditerranée. Ce phénomène a un nom : la calima. Relativement fréquente dans le bassin méditerranéen, elle désigne cette brume sèche chargée de sable en suspension qui voile le ciel et charge l’air.
L’épisode de cette semaine est cependant particulièrement marqué : il a d’abord touché le centre et le sud de la péninsule avant de remonter vers le nord-est. À Barcelone, le résultat est visible à l’œil nu, un ciel aux reflets jaunâtres, une lumière diffuse, et un dépôt de sable fin sur les voitures et les terrasses.
Qui doit faire attention ?
Les effets ne sont pas que visuels. Les personnes vulnérables, enfants, personnes âgées, asthmatiques, sont les premières exposées à cette dégradation de la qualité de l’air. Il est conseillé de limiter les activités physiques en extérieur et de surveiller les recommandations officielles de l’AEMET.
Au-delà de la santé, les transports, l’agriculture et la production d’énergie solaire peuvent également être perturbés par la présence de particules en suspension. Un épisode passager, certes, mais dont les conséquences sont bien concrètes.




