Pourquoi le 15 mai est le jour férié le plus important de Madrid

Chaque année autour du 15 mai Madrid célèbre une de ses fêtes les plus emblématiques : la San Isidro. En l’honneur de saint Isidore, le Laboureur, patron de la capitale espagnole, cette journée est fériée et donne lieu à plusieurs festivités qui mêlent traditions populaires, gastronomie et costumes d’époques.

La date du 15 mai n’a pas été choisie au hasard : c’est ce jour-là, en 1619, que la dépouille de saint Isidore a été transférée à l’église San Andrés. Depuis, Madrid commémore cet événement chaque année, faisant du 15 mai un jour férié local depuis 1947, année où saint Isidore a été officiellement proclamé patron de Madrid par le régime franquiste. Alors, les commerces et services ferment, et la ville entière entre en fête.

Cependant, les festivités commencent avant le 15. Dès le début du mois de mai, Madrid s’anime avec des événements comme Los Mayos – La Maya, une fête classée Bien d’Intérêt Culturel par la région de Madrid, célébrée le 3 mai à Lavapiés.

Le lieu incontournable de la San Isidro est la Pradera de San Isidro, une prairie située sur le Paseo de la Ermita del Santo, dans le quartier de Carabanchel. C’est ici que les Madrilènes se retrouvent en masse, en famille ou entre amis, pour pique-niquer, danser et perpétuer les traditions.

Coutumes et costumes

Parmi ces traditions, l’une des plus anciennes consiste à boire l’eau de la fontaine de l’ermitage de San Isidro. Cette coutume remonte au XIIe siècle et reste aujourd’hui l’un des rituels les plus chers aux habitants de la capitale. Les beignets de San Isidro constituent eux aussi une tradition, ils sont la pâtisserie traditionnelle la plus emblématique de la célébration. Il en existe plusieurs variétés : nature, listés, de Santa Clara, ou encore à la française, on les trouve à chaque coin de rue pendant la fête.

san isidro

Enfin, impossible d’évoquer la San Isidro sans parler des costumes traditionnels. Pour l’occasion, les Madrilènes de tous les âges se déguisent en Chulapos et Chulapas, tenues nées à la fin du XIXe siècle dans les quartiers populaires de Malasaña et Lavapiés. À l’époque, ces habits constituaient une façon pour la classe ouvrière d’affirmer son identité face à l’aristocratie et à la mode française.

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Félicie Malvy

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