Un homme armé d’une arme blanche a semé la panique ce jeudi 18 juin dans les beaux quartiers de Barcelone.
Peu avant midi, vers 11h40, l’individu est sorti d’un immeuble de la rue Mandri avec une machette à la main, avant de se mettre à courir en direction de la ronda General Mitre, poursuivant plusieurs passants présents dans le secteur.
Alertés par des témoins, les services d’urgence sont rapidement intervenus. Plusieurs patrouilles des Mossos d’Esquadra et de la Guàrdia Urbana se sont rendues sur place, dans une zone rapidement bouclée pour éviter que l’homme ne blesse quelqu’un. La scène a provoqué de longs moments de tension parmi les habitants, les commerçants et les établissements voisins, dont une crèche où se trouvaient des enfants.
À l’angle de la ronda General Mitre et de la rue Muntaner, les policiers ont tiré avec leur arme réglementaire pour tenter de dissuader l’individu. Malgré ces tirs, l’homme a continué sa fuite par la rue Muntaner, jusqu’aux abords de la Via Augusta. Les agents ont alors utilisé un pistolet à impulsion électrique pour l’immobiliser.
Très agité, l’individu a finalement laissé tomber son couteau, permettant aux Mossos de l’interpeller. Aucune personne n’aurait été blessée, même si l’homme aurait endommagé un bus arrêté à proximité, sans attaquer les passagers à l’intérieur.
Selon les premières informations, il s’agirait d’un habitant du quartier, âgé de 30 à 40 ans et de nationalité espagnole. Des sources de voisinage, citées par le pureplayer catalan ElCaso.cat, indiquent qu’il aurait auparavant tenté de s’en prendre à sa mère. L’homme souffrirait de troubles psychiatriques. Après son arrestation, il a été pris en charge par une ambulance afin d’être examiné.
Comme le prévoit le protocole dans ce type d’intervention, la Division d’investigation criminelle des Mossos a ouvert une enquête afin d’éclaircir les circonstances des tirs effectués par les agents. Les enquêteurs recueillent notamment les restes de projectiles retrouvés dans la rue et à proximité d’une station-service, afin de confirmer qu’il s’agissait bien de tirs de sommation destinés à dissuader l’individu.




