Les Français de Madrid pleurent l’une des leurs, disparue mercredi lors de la catastrophe ferroviaire qui a fait 69 morts et plus de 200 blessés à Urda, près de Tolède.
Une vie fauchée en plein vol. Marie Audan, 50 ans, était dans le TGV mercredi, direction Séville. Elle n’a pas survécu à la collision qui s’est produite avec un autre train un peu avant 9h et son décès a été confirmé hier par les autorités françaises et espagnoles.
Cette Française, Parisienne d’origine et Madrilène d’adoption depuis 25 ans, menait une vie bien remplie. Mère de deux enfants, directrice du centre de formation de Hammam Al Andalùs, elle était parfaitement intégrée en Espagne tout en se montrant très présente dans les réseaux français de la capitale.
Un pilier de la communauté française
« C’était un pilier de notre communauté, elle participait depuis de nombreuses années aux événements de l’Entraide Française et de Madrid Accueil, mais aussi au sein de l’association des alumni des grandes écoles, en tant qu’ancienne élève de l’EM Lyon », raconte avec émotion Catherine Janot, présidente de l’Entraide.
« Avec son mari, ils étaient assez impliqués dans les activités du lycée français, et elle a elle-même aidé de nombreux Français, sa disparition est un choc pour beaucoup », nous confie un proche, qui peine encore à y croire. Tous décrivent une femme accessible, agréable, active, généreuse et toujours prête à aider.
« Marie faisait partie de notre communauté… Derrière ces mots, il y a sa discrétion, sa loyauté, son immense gentillesse. Cette façon d’être présente et de trouver le mot juste, dont ceux qui la connaissaient témoignent aujourd’hui avec tant d’affection », écrivait ce matin, dans un communiqué d’hommage, l’équipe de Mazette, réseau dont elle faisait aussi partie.
Le Quai d’Orsay a pour sa part indiqué être « en lien constant avec sa famille », ajoutant que le ministère tout comme l’Ambassade de France à Madrid « demeurent pleinement mobilisés avec les autorités locales ».




