Entre tempêtes à répétition et ciel obstinément gris, la Catalogne vient de traverser l’un de ses hivers les plus sombres depuis plus d’une décennie. Un phénomène météorologique marquant, confirmé par les données.
La Catalogne sort d’un hiver exceptionnellement peu ensoleillé, le plus nuageux depuis 16 ans. Selon le Service météorologique catalan, il faut remonter à l’hiver 2009-2010 pour retrouver un déficit de soleil comparable. En cause : une succession inhabituelle de perturbations qui ont durablement assombri le ciel de la région.
Entre mi-décembre et début février, la couverture nuageuse a été quasi constante. En seulement un mois et demi, pas moins de dix tempêtes ont balayé la péninsule Ibérique. Elles ont entraîné leur lot d’intempéries tels que des pluies torrentielles, des inondations, des chutes de neige à basse altitude et des vents violents. Résultat, l’ensoleillement a chuté bien en dessous des moyennes habituelles, notamment en décembre et janvier.
À Barcelone, les relevés de l’Observatoire Fabra confirment l’ampleur du phénomène. La capitale catalane enregistre son dixième hiver le moins ensoleillé depuis près de 60 ans, avec seulement 445,2 heures de soleil. Le mois de décembre se distingue particulièrement : il est considéré comme le plus sombre du siècle dans la ville, un record marquant pour les climatologues.
Un épisode marqué par les tempêtes
Cette situation s’explique en grande partie par l’enchaînement des épisodes météorologiques. Les fronts successifs ont empêché toute installation durable du beau temps, même si une légère amélioration a été observée en février, sans pour autant inverser la tendance.
D’autres zones confirment ce constat. À Roquetes, dans la province de Tarragone, l’hiver se classe parmi les plus nuageux jamais enregistrés. Là encore, décembre ressort comme particulièrement sombre, tandis que janvier figure parmi les mois les moins ensoleillés des archives locales.
Seule exception notable : la province de Lleida. Le Ponent a connu un ensoleillement légèrement supérieur à la normale, notamment grâce à une baisse inhabituelle des jours de brouillard. Une éclaircie relative qui contraste avec le reste du territoire, resté sous un ciel largement dominé par les nuages.