Métro fantôme, bunker secret, parc des Sept Seins : 6 lieux insolites à Madrid

Taille du texte

Derrière ses avenues monumentales et ses quartiers animés, la capitale espagnole abrite des lieux étonnants, parfois situés à quelques mètres des itinéraires touristiques classiques. Des vestiges du passé aux curiosités architecturales, voici six endroits insolites pour découvrir une autre facette de la ville.

La station de métro fantôme de Chamberí

Imaginez descendre dans le métro madrilène et vous retrouver dans les années yéyé. C’est l’expérience proposée par Andén 0 qui a fait de l’ancienne station de Chamberí, fermée au public en 1966, une véritable capsule temporelle.

Inaugurée en 1919, elle appartenait à la première ligne du métro de Madrid. Mais l’allongement des quais, nécessaire pour accueillir des trains plus longs, a fini par condamner cette station dont la configuration ne permettait pas les travaux.

Guichets, carreaux blancs, affiches publicitaires et panneaux de signalisation vintage… On s’attendrait presque à voir surgir un voyageur en costume d’époque, pressé.

Estacion de chamberi Arch Historico Metro de Madrid 4

Le bunker secret du parc El Capricho

Situé dans le quartier d’Alameda de Osuna, le parc d’El Capricho est le lieu idéal pour une balade en amoureux. Mais derrière ses allées romantiques, ses labyrinthes végétaux et ses temples néo-classiques, se cache une histoire moins bucolique.

Construit pendant la guerre civile espagnole, le bunker de la Posición Jaca servait de quartier général à l’armée républicaine du Centre. Installé à environ 15 mètres sous terre, cet ensemble de quelque 2 000 mètres carrés comprend plusieurs dépendances et des sorties vers l’extérieur.

Des visites guidées sont organisées périodiquement par la mairie de Madrid.

images

Le potager des sœurs, une oasis cachée entre deux immeubles

Dans le centre historique de Madrid, certains jardins ne se dévoilent qu’à certains visiteurs triés sur le volet. C’est le cas du Huerto de las Monjas, accessible par un passage secret au 7 calle del Sacramento. À la disparition du convent du Très-Saint-Sacrement, cet ancien potager a conservé son nom et son atmosphère monacale.

En quelques secondes, on passe de l’animation du centre-ville à une cour presque silencieuse.

images 1

Le Frontón Beti Jai, un temple de la pelote basque en plein centre de Madrid

Derrière une façade discrète du quartier de Chamberí se cache un improbable bâtiment qui semble avoir été conçu pour une activité bien éloignée des habitudes madrilènes : la pelote basque.

Inauguré en 1894, le Frontón Beti Jai est un ancien fronton destiné à accueillir des parties de ce sport traditionnel. Son architecture associe brique et galeries en fer forgé, dans un style qui rappelle les grandes constructions industrielles de la fin du XIXème siècle.

Les possibilités de visite dépendant de la programmation, il convient de consulter les informations officielles avant de s’y rendre.

images 3

Quand l’homme montre ciel, l’imbécile regarde le doigt

À Madrid, il faut parfois lever la tête vers les toits pour ne rien rater. Au numéro 3 de la calle de Milaneses à l’angle avec la calle Major, un spectaculaire ange de bronze en tenue d’Adam semble à peine tombé du ciel et figé à tout jamais dans sa chute.

Cette sculpture contemporaine, intitulée Accidente aéreo (« accident aérien »), est l’œuvre de Miguel Ángel Ruiz. Un sculpteur qui porte décidément bien son nom.

images 2

Le parc des Sept Seins, le meilleur point de vue au nom improbable

Direction le quartier de Vallecas, au sud-est de Madrid, pour découvrir le Cerro del Tío Pío, plus connu sous le surnom de parc des Sept Seins (Parque de las Siete Tetas).

Le nom peut faire sourire, mais il s’explique assez simplement : les collines arrondies qui composent le parc évoquent, vues de loin, une succession de bosses. L’imagination populaire a fait le reste.

Ce relief offre l’un des panoramas les plus appréciés sur Madrid, notamment au coucher du soleil. Depuis les hauteurs, les bâtiments se découpent à l’horizon et la ville semble s’étendre à perte de vue.

db3f860f d532 46d9 817d 6786e83edba7.original

Cet article vous a plu ? Partagez-le !

Recommandé pour vous

Image de Lou Antonoff

Lou Antonoff

Lou Antonoff est rédactrice indépendante basée à Barcelone. Diplômée d’un Master en écriture créative à la Scuola Holden de Turin et d’une licence en Arts du spectacle à l’Université Paris Nanterre, elle explore l’actualité locale, la culture catalane et les traditions espagnoles avec une écriture exigeante et un regard affûté.
Image de Lou Antonoff

Lou Antonoff

Lou Antonoff est rédactrice indépendante basée à Barcelone. Diplômée d’un Master en écriture créative à la Scuola Holden de Turin et d’une licence en Arts du spectacle à l’Université Paris Nanterre, elle explore l’actualité locale, la culture catalane et les traditions espagnoles avec une écriture exigeante et un regard affûté.
  • Illustration promotionnelle pour la série d'apprentissage de l'espagnol avec Gymglish et Equinox, mettant en scène une femme avec un livre et un décor coloré.