En colère contre le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez, une partie du peuple espagnol manifeste ce mercredi contre la politique migratoire du Premier ministre. L’arrivée de 85 000 migrants, le 30 juillet dernier à Ceuta, est encore dans toutes les têtes. D’autant plus qu’il reste encore entre 5 000 et 10 000 sans-papiers dans l’enclave. La rédaction d’Equinox vous fait vivre cet événement en direct.
21h15 : Le rassemblement organisé à Ceuta aurait rassemblé entre plusieurs milliers et 10 000 personnes, selon les sources. Aucun chiffre consolidé n’a été fourni pour le moment.
21h08 : À Barcelone, les rassemblements commencent à se disperser. Les antifascistes ont quitté la place et se dirigent vers la Via Laietana, possiblement en direction du commissariat. Les manifestants anti-immigration, dont beaucoup étaient venus en famille, rentrent chez eux.
21h04 : À Barcelone, la plupart des slogans scandés par les manifestants anti-immigration sont des insultes contre le Premier ministre Pedro Sánchez ou des appels à sa démission, ou des chants clamant la fierté d’être espagnol. En face, les antifascistes scandent des slogans contre le racisme et certains brandissent des drapeaux palestiniens.
À Barcelone, les manifestants contre l’immigration et le gouvernement font face aux manifestants antifascistes et antiracistes, séparés par des cordons de sécurité et plusieurs fourgons de police pic.twitter.com/kev3XJ0pqV
— Equinox Barcelone (@equinoxbcn) September 2, 2026
20h56 : La manifestation à Madrid rassemble près de 50 000 personnes, selon la Délégation du gouvernement. Le contraste est saisissant avec le rassemblement de Barcelone, où 300 manifestants ont été décomptés.
20h45 : La place Cibeles devant la mairie de Madrid est noire de monde, comme le montre cette vidéo d’EDATV, filmée depuis un toit.
‼️🇪🇸🇲🇦 | URGENTE — Así se encuentra Cibeles desbordada de españoles hartos del Gobierno de Sánchez y la situación de la invasión a Ceuta. pic.twitter.com/NXdQgIj4Di
— EDATV (@edatvoficial) September 2, 2026
20h38 : L’ambiance à Madrid est bon enfant. Des milliers de personnes se massent à Cibeles, devant la mairie. Ce lieu mythique des célébrations footballistiques se veut, ce soir, le territoire de la fierté nationale espagnole.
Des manifestants s’émeuvent devant le nombre de drapeaux jaunes et rouges. « C’est si beau, cette marée », s’enthousiasme un quinquagénaire frigorifié. « Il y a autant de monde que lors de la venue du pape », s’étonne un autre.
20h23 : À Barcelone, deux rassemblements de dimensions équivalentes se font face sur la place Sant Jaume, celle des antifascistes et antiracistes et celle des « défenseurs de Ceuta ». L’ambiance est tendue, mais aucun débordement n’a été signalé pour le moment. Plusieurs fourgons de police et des cordons de sécurité séparent les deux camps de plusieurs dizaines de mètres.
📍Barcelona | ‼️Doble ✊manifestación:
➡️Una en apoyo a Ceuta, la otra contra el fascismo y el racismo. pic.twitter.com/WtbEWR0TcS
— Electodatos (@electodatos) September 2, 2026
20h12 : À Barcelone, la mobilisation en soutien à Ceuta est pour le moment limitée. Environ 300 personnes sont rassemblées sur la Plaça Sant Jaume, devant la mairie et le siège du gouvernement catalan, malgré une importante promotion de l’événement en amont.
Plusieurs responsables du Parti populaire étaient présents, dont Alberto Nadal et le chef du PP à Barcelone, Daniel Sirera, tandis que des sympathisants de Vox se tenaient à proximité. Les manifestants ont notamment scandé « Ceuta ne se vend pas, Ceuta se défend » et « Je suis espagnol », mais aussi des slogans hostiles à Pedro Sánchez et à l’immigration musulmane.
De l’autre côté de la place, séparée par un cordon des Mossos d’Esquadra, une contre-manifestation antiraciste était organisée simultanément, en présence notamment de Gerardo Pisarello, porte-parole des Comuns.
20h07 : les manifestations ont officiellement commencé à Madrid, à Ceuta et dans de nombreuses villes espagnoles. À Alicante, par exemple, plusieurs centaines de personnes sont réunies.
Impresionante manifestacion en apoyo a Ceuta en Alicante pic.twitter.com/4KXhS5zaya
— Luis (@SOYHERCULANO) September 2, 2026
19h54 : Quelques centaines de manifestants sont rassemblés à Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries.
Santa Cruz de Tenerife, manifestación por Ceuta. Ahora. pic.twitter.com/NEuNXy24yH
— ⭐Skaramuse⭐ (@E_Robles1) September 2, 2026
19h51 : Les cortèges vont commencer à se mettre en marche dans une dizaine de minutes. À Madrid, une banderole a été déployée avec l’inscription « Ceuta ne se vend pas, Ceuta se défend ». On aperçoit de nombreux drapeaux espagnols, mais aussi quelques drapeaux européens.
19h33 : Isabel Díaz Ayuso a directement épinglé le gouvernement de Pedro Sánchez sur X, en relayant des images de Ceuta accompagnées du message suivant : « Ceci est Ceuta aujourd’hui. Ceci est l’Espagne que Sánchez nous laisse », écrit la présidente de la Communauté de Madrid, avant d’ajouter que « Ceuta est l’Espagne » et d’appeler ses soutiens à se rassembler à Cibeles, à Madrid.
Une publication qui s’inscrit dans sa stratégie de confrontation frontale avec l’exécutif socialiste, en faisant de la situation dans l’enclave espagnole un symbole de ce qu’elle présente comme l’échec de la politique menée par Pedro Sánchez.
Esto es Ceuta hoy. Esto es el exponente de la España que Sánchez nos está dejando.
Ceuta es España y la vamos a defender en Cibeles, Madrid, hoy a las 20:00 de la tarde. pic.twitter.com/zMeeprGJVq
— Isabel Díaz Ayuso (@IdiazAyuso) September 2, 2026
19h26 : À Ceuta, les manifestants commencent à converger vers le point de rendez-vous. Le début de la manifestation est prévu pour 20 h.
https://twitter.com/edatvoficial/status/2095200108379820401?s=20
19h13 : À Madrid, les premiers manifestants arrivent au rassemblement « au soutien à Ceuta face à l’invasion marocaine ».
🔴 Comienzan los primeros cánticos contra el Gobierno de Pedro Sánchez y su gestión pic.twitter.com/nBFQC7sM2h
— Libertad Digital (@libertaddigital) September 2, 2026
18h51 : Un document de la Police nationale espagnole daté du 29 juillet, soit la veille de l’arrivée massive de migrants à Ceuta, a fuité dans la presse et révèle que les autorités policières avaient identifié un risque d’entrées irrégulières à Ceuta pour le 30 juillet. Cette nouvelle affaire alimente la polémique autour de la gestion de la crise par le gouvernement espagnol. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, avait affirmé qu’aucun rapport ni avertissement des services de renseignement n’avait permis d’anticiper une situation comparable à celle qui s’est finalement produite. La ministre de la Défense, Margarita Robles, avait pourtant déclaré devant le Parlement que des informations concernant un appel à entrer à Ceuta à la nage avaient bien été transmises le 29 juillet.
18h03 : Pour Pedro Sánchez, les ennuis ne s’arrêtent pas à cette manifestation, puisqu’il doit se présenter devant le Parlement jeudi pour s’expliquer sur la crise de Ceuta. Le débat devrait être l’un des plus explosifs qu’ait connus l’hémicycle.
18h02 : La crise politique et migratoire coûte cher au Parti socialiste. En cas d’élections, les partis de droite recueilleraient 55 % des suffrages selon les sondages. Vox, l’équivalent du Rassemblement national en Espagne, doublerait son score et obtiendrait près de 60 députés.
18h01 : Le cas de Madrid est particulier. La préfecture espagnole, dirigée par le gouvernement socialiste, a interdit la manifestation devant la mairie. Pourtant, les organisateurs issus du Partido Popular, equivalent des LR en France refuse d’annuler l’évenement qui aura bien lieu à Cibelles devant l’hôtel de ville en présence de la trés médiatique présidente de région Isabel Diaz Ayuso : un premier devant le Parlement en présence du leader de l’opposition Albert Feijoo et un autre devant le siége du Conseil Régional sur la mythique Plaza del Sol.
18h00 : Selon le lieu géographique, la manifestation ne sera pas la même. Dans les petits villages, il n’y a pas vraiment de leader : le mouvement ressemble à celui des Gilets jaunes. Dans les grandes villes, comme Barcelone, ce sont des organisations de droite qui organisent les rassemblements. Tous ont lieu devant les mairies du pays.



