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Landry, Photographe de la Catalogne à l’Afrique

Photo de Landry

Landry est un artiste particulièrement apprécié des rédacs d’Equinox Magazine et Equinox Radio, un personnage à fleur de peau qui sait lier mélancolie dans ses œuvres à une joie de vivre communicative lors des soirées barcelonaises. Rencontre avec l’un des photographes les plus talentueux de Barcelone.

landry

Il y a souvent des effets flous sur tes photos, qu’essaies-tu de faire passer à travers ce flou?

En général j’essaie quand même de réaliser une photo nette, au moins à la prise de vue, jamais je ne pense a réaliser une photo floue. Dans un second temps au moment du visionnage des clichés, il peut arriver que je conserve une photo floue car elle m’évoque quelque chose, bien souvent une action. Je fais souvent le rapprochement avec le cinéma: si tu regardes un film et que tu essaies de faire pause à un moment déterminé, en général tu n’y arrives pas et tu fais pause entre deux actions laissant une image floue à l’écran, ça m’a toujours fasciné…

Ma photographie est comme un arrêt sur image, un “screen shot” de ma vie

Tu préfères travailler la couleur ou le noir et blanc ?

Je n’ai pas de préférence, par contre il y a des images que je vois davantage en noir et blanc d’autres en couleur.

EM : Tu es toujours borderline limite provoc’, avec beaucoup de nus, des photos un peu trash, quelles limites te fixes-tu pour ne pas sombrer dans la vulgarité ?

Landry : Je ne suis pas vraiment sûr que mes photos soient toujours borderline. Mon travail photographique est varié, je ne me cloître pas dans un style de photo ou bien suivant une ligne particulière. Paysages, voyages, portraits, nus, fêtes, tous ces thèmes font partie intégrante de ma vie, je photographie ce que j’ai autour de moi et je crois que l’Absurde est davantage ce qui m’inspire. La provocation, la vulgarité naît plutôt dans l’imagination du spectateur et de ses propres limites, barrières.

Tu es franco-beninois, tu voyages beaucoup en Afrique et tu évolues à Barcelone dans un environnement urbain et nocturne,  comment concilies-tu ces deux environnements opposés dans ton inspiration artistique ?

 J’ai la chance d’avoir deux cultures que je connais et que j’ai pu vivre. C’est fondamental pour moi de voyager et les contrastes que je rencontre nourrissent sans aucun doute mon imagination. D’une certaine manière rien ne te surprends car tu as assimilé le choc culturel, mais tout t’amuse, éveille ton attention et ta curiosité, conscient de la différence.

 Je crois que la richesse est dans la diversité et les mélanges.

 Ton studio est dans le Raval comme beaucoup d’artistes de Barcelone, peut-on faire de l’art urbain en dehors de ce quartier ?

Je te dirais que Raval ou non, c’est dur dans la conjoncture actuelle de s’exprimer librement dans la ville. La politique générale  ne tend pas vers une  expression libre dans la rue.  Concernant le Raval, pour moi le quartier caractérisé par son mélange des cultures et des genres reste une source d’inspiration énorme et quotidienne.

Tu retouches beaucoup des photos en post-prod ou tu préfères garder du naturel ?

 Je retouche au minimum et exclusivement le digital.

 Ta line-up d’artistes préférés ?

 Je ne saurais pas te répondre de manière claire, ça dépend des jours,  des périodes. Les Krims, Bourdin, Newton, Olaf pour te citer les plus connus. Une touche de poésie, une autre d’humour, une pointe de surréalisme et je suis séduit.

A Barcelone, mes amis Eva Vasquez, Sixe, Mike Swanney, Miss Van , Socatoba, les photographes Lina Persson, Luna Trista ou encore SlurpTv  en Video sont des artistes parmi tant d’autres que je kiffe vraiment.

MA PLAYLIST MUSICALE PAR LANDRY

I’m Not Dancing – Tirzah & Micachu

Disappearer – Avec feat. Jake Shears

Romanticise – Chela

Hold On We are Going Home de Drake

Do You… – Miguel – Cashmere Cat Remix

You Took Your Time – Mount Kimbie (feat. King Krule)

Doctor Beak – Siriusmo

Una Fiesta Diferente – Matthias Aguayo

Simiolo – Dengue Dengue Dengue

Cumbia pa oriente – Los Mirlos

Can’t hold on – M.E.D.

Et je terminerai par une ptite spéciale de Brigitte Fontaine: Le brin d’herbe