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Premier accord entre les Socialistes et Ciutadans au Parlement espagnol

president parlement espagne

Pour la première fois depuis le rétablissement de la démocratie en 1975,  le président du Congrès des Députés espagnol ne sera un parlementaire du groupe le plus représenté. Le Partido Popular, malgré ses 123 députés, s’est réfugié dans l’abstention pour laisser élire le socialiste basque Patxi López.

Le Bureau du Parlement est proportionnellement réparti selon les résultats des élections législatives du 20 décembre dernier. Les conservateurs du Partido Popular (PP) détiennent trois postes, les socialistes (PSOE), Ciudadanos (C’s) et Podemos deux postes chacun. Le PSOE et C’s ont voté en faveur de Patxi López, avec l’abstention bienveillante du PP, pour occuper la présidence du Parlement espagnol.

Pour la première fois depuis le rétablissement de la démocratie, c’est donc un Basque qui occupera ce poste. Un accord à trois bandes qui donne l’espoir au PP de pouvoir sceller un pacte afin d’investir Mariano Rajoy, président du gouvernement dans quelques semaines. Un enthousiasme relayé par le Ministre des Affaires étrangères José Manuel García-Margallo qui assure que Patxi López sera un “magnifique président du Congrès”, ajoutant qu’il y avait “95 % de chances que le prochain gouvernement espagnol soit appuyé par le PP, PSOE et Ciudadanos”.

Un accord qui a mis en fureur Pablo Iglesias et Podemos

De son côté, Pablo Iglesias ne décolère pas de ne pas faire partie de cet accord. Podemos se trouve englué dans un conflit avec le Bureau du Parlement l’empêchant de créer des groupes parlementaires distincts pour chacune de ses coalitions locales. La formation de Pablo Iglesias s’est en effet associée à d’autres partis dans certaines régions (dont En Comú Podem, avec Ada Colau en Catalogne) et ces coalitions souhaitaient former leur propre groupe au Parlement. Une proposition rejetée en bloc par le PP, PSOE, et Ciudadanos, ce qui a provoqué la colère de P. Iglesias et de ses alliés.

Sur twitter, Pablo Iglesias et En Comú accusent le PP, PSOE et Ciudadanos de faire partie du bunker. Pour faire un peu d’histoire, le “bunker” était le groupe de politiciens franquistes qui refusaient la transition vers un régime démocratique après la mort du dictateur en 1975. Pour Iglesias, le PP, les Socialistes et Ciudadanos auraient donc des tendances franquistes. Autrement dit, tous les partis politiques démocratiques espagnols sauf Podemos.