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Des milliers de personnes viennent soutenir Artur Mas pour son premier jour de procès

Ce lundi matin débute le procès de l’ancien président Artur Mas et de deux anciens membres du gouvernement catalan, poursuivis pour désobéissance après l’organisation du référendum indépendantiste du 9 novembre 2014.

Artur Mas risque jusqu’à 10 ans d’inéligibilité pour avoir maintenu l’organisation de la consultation indépendantiste de 2014, malgré l’interdiction du Tribunal constitutionnel espagnol. Pour l’ancien président, il s’agit avant tout d’un “procès politique” auquel répondront avec détermination les indépendantistes catalans. “Ils voulaient nous voir à genoux, nous serons debout, déclarait-il hier en conférence de presse, et nous le referions”(la consultation de 2014).

Comme prévu, ils étaient des dizaines de milliers ce matin à accompagner les accusés jusqu’aux portes du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne. Sous les cris “Indépendance” et sous le slogan “Love Democracy“, des milliers de drapeaux s’agitaient tout au long du Passeig Companys, au pied de l’Arc de Triomf de Barcelone. Certains ont dû prendre une journée de congés, d’autres ont parcouru plus de 400 kilomètres.

Un nouveau référendum en septembre 2017

Depuis maintenant plus de quatre ans, la Catalogne réclame un référendum d’auto-détermination, systématiquement refusé par le gouvernement de Mariano Rajoy. La première tentative du 9 novembre 2014 avait débouché sur la victoire du oui à 80,7%. Présentée comme un “processus participatif” (une consultation citoyenne sans effet juridique), elle n’avait toutefois pas réussi à mobiliser le camp du non, et n’avait donc pas obtenu la crédibilité souhaitée.

Fort d’une majorité indépendantiste au parlement catalan, le nouveau président Carles Puigdemont promet, lui, un “vrai” référendum en septembre prochain, avec ou sans l’accord de Madrid. Cette fois-ci, il assure que le parlement catalan proclamera l’indépendance en cas de victoire du oui, et que son gouvernement travaille activement pour préparer la transition.

De son côté, Madrid hausse le ton et promet d’empêcher le référendum par tous les moyens légaux à sa disposition. Dont le fameux article 155 de la Constitution qui lui permet de suspendre en partie l’autonomie régionale si la communauté autonome outrepasse ses compétences légales. Une nouvelle escalade à prévoir dans un bras de fer qui s’éternise.