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Ambiance de couvre-feu dimanche à Barcelone





L’État espagnol veut imposer des périmètres de sécurité de 100 mètres autour des plus de 6000 bureaux de vote dimanche via des forces de police.

Couvre-feu qui ne dit pas son nom. La nouvelle mesure du procureur espagnol est de déployer une espèce de cordon de sécurité massif autour des 6000 bureaux de vote en Catalogne entre 7h30 le matin jusqu’à 21h ce dimanche 1er octobre. L’ordre du procureur a été transmis aux différentes aux forces de police en Catalogne, aux 18.000 Mosssos d’Esquadra ainsi qu’aux 10.000 policiers nationaux qui ont débarqué des quatre coins de l’Espagne et qui stationnent à Barcelone.

Le concept est de fermer non seulement les bureaux de vote via un scellé sur la porte des collèges électoraux dès le vendredi soir. Mais également d’établir un périmètre de sécurité d’une centaine de mètres autour de chaque point de vote. La police y sera massivement déployée pour interpeller toute personne suspectée de  “sortir une urne ou des bulletins de vote” dans la rue. Avec un tel nombre de forces de l’ordre, et des contrôles assez musclés de toute évidence, il sera intéressant de savoir ce qui est considéré ou non comme une urne par la police. Si l’on sort dans la rue avec une boite qui sera carrée ou rectangulaire, devra-t-on se justifier auprès des forces de l’ordre de l’utilisation de cette boite ou carton? Une fois passée l’hystérie autour du 1er octobre, il faudra que les responsables politiques s’expliquent de ce dangereux flirt des régressions autour des libertés publiques et des éventuelles dérapages qui pourront avoir lieu ce dimanche.

Des vidéos de la Guardia Civil qui ont créé le malaise

Par ailleurs, toute la journée ont circulé sur les réseaux sociaux des vidéos polémiques où l’on voit une foule particulièrement enthousiaste lorsque les brigades de guardias civiles quittent leur caserne pour se déployer en Catalogne. Des image dérangeantes qui donnent l’impression de soldats partant dans un pays étranger pour y effectuer une mission. Le Ministère de l’Intérieur espagnol a lui-même communiqué sa gêne en regrettant ces manifestations qui ne sont selon lui que le fait de citoyens non organisés.

En plus du déploiement record de 10.000 agents en Catalogne, l’Etat espagnol a envoyé à Barcelone un camion à eau anti-émeutes qui n’a encore jamais été utilisé dans le pays. Devant le pacifisme du mouvement catalan, ces mesures surprennent.