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Le nombre de cigarettes que l’on fume à Barcelone juste en respirant l’air de la ville

Lorsque l’on marche dans la rue, nous inhalons l’équivalent de plusieurs cigarettes sans même en allumer une. L’application Shit, I smoke ! propose de découvrir combien. Le but : faire prendre conscience du niveau de pollution de notre environnement.

1,1 cigarette, c’est ce que tous les Barcelonais fument en une journée juste en inhalant l’air ambiant. En plus, bien sûr, de celles réellement inhalées pour les accros à la nicotine. Pour avoir ce résultat, l’application Shit, i smoke ! réalise un calcul simple : une cigarette représente 22 μg/m3 de particules fines, le taux présent dans l’air est donc divisé par ce chiffre.

Étonnamment bas, le taux de 1,1 s’explique par une bonne qualité de l’air en milieu de semaine. A Barcelone, une application permet aussi de connaître l’état de l’atmosphère en temps réel mais aussi sur la semaine, le mois ou l’année. Vendredi, le taux de pollution a augmenté et est passé à 1,8 cigarette. Observé sur une semaine, l’air respiré par les Barcelonais oscille entre l’équivalent d’une à deux cigarettes par jour.

Qualité de l’air : Barcelone 52e sur 100

Malgré ses fréquentes alertes aux pics de pollution, Barcelone n’est pas dans les plus mauvais élèves en Europe. Une étude publiée en 2016 par l’association Respire l’a classée 52e dans son palmarès des villes européennes avec la meilleure qualité de l’air.

Ce top 100 prend en compte le nombre cumulés de jours de dépassement annuel des seuils sanitaires de particules.

60 cigarettes par jour à Shenyang

Avec Shit, i smoke! il est aussi possible de comparer son niveau d’intoxication aux particules fines avec celui de ses voisins. Mardi par exemple, se balader à Alicante revenait à fumer 2,2 cigarettes, 1,5 à Séville et 2,1 à Madrid. Testée dans de nombreuses métropoles du monde depuis son lancement en avril, l’application attribue le record à la ville chinoise Shenyang avec une moyenne de 60 cigarettes par jour. En revanche, le co-fondateur et designer Marcelo Coelho a constaté avec surprise qu’en Amérique latine, Sao Paulo et Buenos Aires figuraient parmi les métropoles les moins polluées.