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Recrudescence des vols à la tire dans les rues de Barcelone

Un nouveau phénomène dans les rues de Barcelone met la police sur les dents : des meutes qui effectuent des vols à la tire pour s’emparer de montres, bijoux et colliers. Etat des lieux. 

Une bande de jeunes s’approche de sa cible. L’un des membres propose innocemment de serrer la main de sa victime. Un geste apparemment amical qui n’a pas d’autre but que de se rapprocher de sa proie afin de dérober montre, bracelet et bijou. Une opération qui se passe avec plus ou moins de violence. Le but des voleurs, plutôt que de frapper la victime, est de détourner son attention.

Barcelonais, touristes, les victimes sont choisies au hasard. Seul critère : posséder un bijou plus ou moins onéreux. Sur une vidéo devenue virale ce week-end, une caméra de surveillance d’un hôtel barcelonais a enregistré la typique attaque qui se multiplie ces derniers jours.

 

Magalie (NDLR : nom modifié à la demande de la victime) habite à Barcelone depuis quatre ans. Pendant la canicule du mois d’août, la jeune femme rentrait chez elle, en compagnie de son frère venu la visiter pendant les vacances. Dans une rue commerçante du Raval, vers 19h, un jeune les interpelle au prétexte de leur demander une cigarette. Essuyant un refus, l’agresseur s’approche de la victime lui donnant des petits coups de pieds dans les talons. La technique fonctionne, le duo baisse les yeux pensant à tort que la personne est ivre, et à peine la tête relevée , la victime se fait arracher la chaîne qu’il portait autour du cou, recevant au passage un violent coup sur la poitrine.

La trentenaire affirme toujours aimer Barcelone après cette mésaventure, ayant même acheté un logement dans la capitale catalane. Mais elle confie :“maintenant je m’éloigne du Raval, après cette histoire je ne mettrai plus mes beaux bijoux. Aussi je suis plus vigilante, avant je vivais dans le monde des Bisounours, maintenant un mec me colle, je change de trottoir”. Mais la Barcelonaise qui travaille dans l’agroalimentaire, reste positive et affirme “ne pas vouloir vivre dans la peur sinon les délinquants auraient gagné”.

Les pickpockets de Barcelone ne sont pas une légende urbaine

C’est au métro de plaça Catalunya que Clovis , Nantais devenu Barcelonais d’adoption, a croisé la route de son voleur. Toujours le même scénario, une demande de cigarette, une proposition de poignée de main et au final un petit croche-pied pour voler un téléphone dans la poche. Clovis a eu plus de chance que d’autres, le voleur n’a rien pu prendre, et aucun coup n’a été reçu.

Ce Français qui travaille dans l’informatique est encore très surpris d’avoir vécu cette scène: “je disais à mes amis de passage à Barcelone que les pickpockets étaient une légende et qu’il ne nous était jamais rien arrivé”. Pour français qui vit dans la capitale catalane depuis 6 mois, l’ambiance reste toutefois meilleure qu’à Paris où l’insécurité selon lui est beaucoup plus élevée.

Barcelone, cible de choix

Selon des sources proches des Mossos d’Esquadra et de la Guardia Urbana, ces vols sont actuellement effectués par des bandes de jeunes venus d’Afrique du Nord qui se déplacent dans toute l’Europe afin de fuir la justice. Ils sont cet été en nombre à Barcelone, attirés par la foule de touristes, mais n’hésitent pas à s’attaquer aux résidents locaux. Le laxisme de l’article 234 du code pénal qui ne prévoie pas de poursuites si la valeur du bien dérobé est inférieure à 400 euros dissuadent beaucoup de victimes de déposer une plainte.

C’est une erreur, rapporter systématiquement les faits à la police et notamment le signalement physique des délinquants est une aide précieuse pour l’enquête des forces de sécurité. Il arrive aussi que certains objets volés soient retrouvés des semaines ou des mois plus tard. Dans ce cas de figure, la police vous appelle ou vous envoie un SMS pour vous dire dans quel commissariat récupérer vos affaires.

 

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