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Le premier supermarché “zéro déchet” de Barcelone

Selon une étude réalisée par l’ADEME, un Français produit en moyenne 590 kilos de déchets par an, soit deux fois plus qu’il y a 40 ans. L’Espagne n’est pas mieux lotie avec 466 kilos par an et par habitant. De plus en plus conscients du problème, consommateurs et distributeurs essaient de réduire ces résidus inutiles. 

Mais un style de vie sans gaspillage est-il vraiment possible? « Ce que nous encourageons : que celui qui veut vivre une vie plus écologique, puisse le faire de manière confortable et facile » explique Olga Rodríguez, co-fondatrice avec Alejando Martínez du premier supermarché zéro résidu ‘Yes Future’ à Barcelone.

Installé depuis six mois en plein coeur de Sant Antoni, le quartier à la réputation ‘hipster’ de Barcelone, ce nouveau modèle de supermarché se dédie à n’offrir que des produits en libre service. Il encourage chaque consommateur à apporter ses propres bocaux et les remplir selon ses besoin, faisant ainsi un achat sans déchets.

Le mouvement ‘Zero Waste’ (zéro déchet) vise à sensibiliser sur l’utilisation excessive du plastique dans nos vies et son impact négatif sur notre environnement, cherchant ainsi à le réduire autant possible. Tout en proposant une série de règles simples pour une meilleure gestion de nos déchets et créer une prise de conscience pour un monde plus sain. Une prise de conscience qui débute au niveau local pour Barcelone.

Offrant une variété de plus de 300 produits alimentaires allant de diverses épices aux fruits secs, en passant par le miel et autres; Yes Future offre aussi tout une gamme de produits ménagers et du quotidien, respectueux de l’environnement et biodégradables.

 

Pour le moment, les clients peuvent réaliser tout achat, à l’exception des produits frais et des fruits et légumes, qui viendront dans un deuxième temps : « Nous n’avons pas pu ouvrir [le magasin] avec tous les produits que nous voulions, c’est encore un petit projet de deux entrepreneurs, c’est quelque chose de très personnel pour nous » explique la gérante, étonnée devant la forte demande des consommateurs.

Un effet de mode positif

«Il y a une partie effet de mode, qui nous a surpris. Mais si c’est une mode qui implique quelque chose de positif, alors c’est un mouvement qui peut rester » argumente Olga Rodríguez, dont la plupart des clients restent majoritairement jeunes, entre 25-30 ans,  qu’elle décrit comme ces nouvelles générations, déjà conscientes, qui souhaitent vivre une vie plus viable pour l’environnement.

« Je pense que ça vaut la peine pour certains produits, comme le café ou les pâtes, ça évite de gaspiller en achetant trop et c’est bon pour l’environnement » raconte Mercedes, 24 ans, adepte du concept et voulant changer son style de vie.

À l’heure actuelle, acheter ‘sans résidus’ revient un peu plus cher au consommateur, cependant l’achat au poids sur le long terme revient plus rentable comme explique la gérante de Yes Future : « Je dis toujours qu’il faut comparer le prix avec la qualité du produit; nous travaillons sans aucun produit chimique ou grande marque et donc, malheureusement aujourd’hui, c’est encore un peu plus cher ».

« Le mouvement ‘Zéro Waste’ est très ample et englobe beaucoup de choses, on ne peut pas passer du tout au rien, ça passe par de petites actions, qui petit à petit permettent de faire des changements conséquents en matière de réduction de gaspillage » poursuit la chef d’entreprise.

 

Pour aller plus loin

Si le Zero Waste vous intéresse, nous vous recommandons la chaîne YouTube de l’activiste et blogueuse Lauren Singer : ‘Trash is for Tossers’ une source d’inspiration et de conseils sur le mouvement.

Ou encore l’ouvrage « Zéro Déchet » de Bea Johnson, qui raconte comment elle a réussi à réduire sa production de déchets et celle de sa famille à moins d’un kilo par an; retrouvez aussi ses conseils sur son blog ‘Zero Waste Home’. Et enfin le site français ZeroWasteFrance.