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Comment choisir son tatoueur à Barcelone ?

Se faire tatouer lors de son passage à Barcelone, c’est la garantie d’un souvenir qui reste toute la vie. Que ce soit pour un premier tatouage ou pour finir de recouvrir son bras, il ne faut pas se précipiter et prendre le temps de bien choisir celui qui encrera sa peau.

Photos: Equinox

Riche d’une longue histoire, autrefois réservé aux plus marginaux, le tatouage séduit de plus en plus. D’après une étude réalisée par l’institut Ifop à l’été 2018, « 18 % des Français déclarent être ou avoir déjà été tatoués », soit huit points de plus qu’en 2010. Se faire tatouer à l’étranger, beaucoup en rêvent, comme un souvenir indélébile. Mais à Barcelone, attention aux tatoueurs peu scrupuleux ou aux normes sanitaires non respectées. Pour éviter ces déconvenues, une seule solution, prendre le temps de choisir son tatoueur.

Un tatoueur, un artiste

Old school, tribal, réaliste, minimaliste, avant de choisir son tatoueur, il faut réfléchir au style voulu. Un tatoueur est un artiste. Comme un peintre ou un sculpteur, il préfère ou est plus à l’aise dans certains styles. Même si “les tatoueurs sont censés maîtriser toutes les techniques “ rappelle Ivan de Castres, tatoueur chez Blessed Art Tatoo. Les portfolios de chaque tatoueur peuvent aider à faire le bon choix. Les réseaux sociaux et surtout Instagram sont également une véritable vitrine pour tous les artistes tatoueurs. Voir des photos des pièces qu’il a réalisé, surtout si elles datent, permet de voir si le travail du tatoueur est qualitatif et s’il vieillit bien.

Le respect des normes sanitaires

Une fois trouvé le tatoueur de ses rêves, il faut s’assurer qu’il travaille dans le respect des normes sanitaires. Elles sont mises au point par chaque communauté autonome, mais restent similaires dans tout le pays. La stérilisation du matériel, le maintien aseptique des salles de tatouages, l’utilisation d’encres homologuées, de gants, de matériel à usage unique et la désinfection de la peau du client correspondent à des normes obligatoires. Tous les dix ans, les tatoueurs doivent faire une formation pratique et théorique sur l’hygiène qui leur délivre un diplôme. « Le client doit s’assurer de la propreté et de l’hygiène du salon, il peut se fier au diplôme du tatoueur et au permis de travail du salon qui sont normalement affichés à l’intérieur » explique Manos Tinto, tatoueur chez Red Rabbit Tatoo Shop. Ivan de Castres, rappelle également que les salons sont soumis à des inspections sanitaires qui s’assurent du respect des normes.

Le dialogue

Avant de laisser sa peau à un tatoueur, il est important de discuter avec lui. Échanger sur son projet, expliquer ses attentes au préalable permet d’éviter les mauvaises surprises et de bien s’entendre avec son tatoueur, surtout si c’est pour passer plusieurs heures sous son aiguille. “On essaie toujours d’instaurer une relation de confiance avec le client, c’est plus agréable et surtout si ça se passe bien, le client revient ensuite. Beaucoup font tous leurs tatouages chez nous” explique le professionnel de Blessed Art Tatoo.

Ne pas être dupe

Considérer son tatoueur comme un artiste c’est bien, mais il ne faut oublier pas qu’il s’agit de sa peau et non d’une toile vierge. “C’est primordial d’écouter les recommandations d’un tatoueur mais si ça ne vous plaît pas, vous êtes toujours libre de partir” affirme Ivan de Castres. Un tatouage c’est indélébile, il ne faut pas avoir peur de dire non, même à un professionnel renommé si le projet final ne respecte pas les attentes initiales.