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Carles Puigdemont arrive en France pour la constitution du Parlement européen

Carles Puigdemont independance de la Catalogne

La France est le pays où Carles Puigdemont a le plus de chances de se faire arrêter par la police selon ses avocats. Pourtant l’ancien président catalan assure vouloir prendre le risque pour assister à la constitution du Parlement européen, au sein duquel il a été élu le 26 mai dernier. 

Le 2 juillet prochain est la date qui apparaît en rouge sur les calendriers des autorités espagnoles et françaises. L’ex-président Carles Puigdemont a confirmé sa présence le 2 juillet à la séance plénière de constitution du Parlement européen qui se tiendra à Strasbourg. Ce serait la première visite en France du leader indépendantiste depuis son exil.

Par ailleurs à la même date, une manifestation aura lieu devant le parlement pour défendre la demande de libération des prisonniers catalans qui sont détenus depuis deux ans suite à la déclaration d’indépendance de la Catalogne du 27 octobre 2017. Les indépendantistes ont prévu de venir en bus, en train et en avion pour protester à Strasbourg.

La présence annoncée de Carles Puigdemont intervient dans un imbroglio politico-administrativo-judiciaire. Si Carles Puigdemont a bel et bien été élu eurodéputé le 26 mai dernier, il n’a pourtant pas le droit de siéger car il n’est pas allé chercher hier son document administratif devant la commission électorale de Madrid. Et pour cause, si Puigdemont met un pied sur le territoire espagnol, il est automatiquement arrêté par la police en raison du mandat d’arrêt émis par la justice depuis la déclaration d’indépendance.

Lors d’une conférence de presse aujoud’hui, l’ancien président affirme qu’il va déposer un recours devant les tribunaux européens pour pouvoir siéger le 2 juillet prochain sans le document administratif espagnol. “Il est inconcevable que je n’assiste pas à la session constitutive du 2 juillet” a-t-il averti.

Le mandat d’arrêt international a été retiré par la justice espagnole mais la France fait partie de la liste noire des avocats de Carles Puigdemont qui estiment que le risque d’arrestation y est relativement élevé.