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Les livres et rendez-vous littéraires de juillet à Barcelone

Chers amis, il n’est point temps de finasser. Après tout, le soleil ne s’encombre pas non plus de nuances ; transpiration obscène, étouffement garanti et paf la pluie qui passe par là comme une bouteille de pinard dans un groupe d’alcooliques anonymes. On voudrait que dans de telles circonstances l’heure reste au centrage, à la concentration, à la sublimation de sentiments délicats ? Non !

Photo: Josep Mirón

Olivier NORECK, dans SURFACE, vous croyez qu’il s’encombre de pareilles finauderies ? Non ! Pour commencer, son personnage, Noémie, capitaine de police, s’est pris un coup de fusil qui l’a salement défigurée. Il faut dire les choses comme elles sont, son esthétique revisitée fiche le bourdon à la brigade. Direction l’Aveyron. Allez ouste. Oh, on peut s’attacher au personnage, elle est touchante, son désormais ex n’arrive plus à la regarder, elle se résigne, mais enfin il faudra bien aller voir pourquoi on a retrouvé les cadavres de deux gamins au fond du lac enfermés dans des fûts.

Quant à Martin LEDUN, il a une drôle de conception de LA VIE EN ROSE. Quelques cadavres découverts de ci de là soulèvent le cœur de la Rose en question à moins que ce ne soit le simple fait de se découvrir enceinte des œuvres du lieutenant Personne qui se fait porter pâle pour sans doute de bonnes raisons. Les macchabées s’accumulent, l’assassin doit avoir les jeunes en horreur, surtout les lycéens. Je dois avouer un faible pour le strip poker en service de gériatrie.

Le meurtre n’est sans doute pas la seule façon de se rapprocher de l’espèce humaine, ce qui importe, en été, c’est le rejet de la mesquinerie, ne surtout pas compter, ne jamais lésiner ni sur les moyens ni sur la manière, ni quand on dessoude ni quand on décide de commencer sur le tard une carrière admirable de sainte ou assimilée.

Ainsi, Blanche Peyron (ne faîtes pas les malins, personne ne sait qui est madame Peyron) a consacré sa vie à l’armée du salut, n’ayant de cesse de créer des refuges pour les exclues de la société, elle est décédée en 1933. Et bien voilà-t-y pas que Laetitia COLOMBANI (mais si vous savez ; l’auteure de « La Tresse ») a imaginé qu’une ex brillante avocate foudroyée dans son élan par un burn out décide de se faire écrivain public et rejoint à Paris le Palais de la Femme, foyer créé, je vous le donne en mille par Blanche Peyron. L’avocate trouvera-t-elle la confiance de ces femmes, LES VICTORIEUSES, décrites avec beaucoup de finesse et d’émotion ? Ou choisira-t-elle de partir ?

Parce que partir est une option estivale. On prend ses affaires, ses enfants, on S’éloigne de la Méditerranée, direction…le nord, concrètement l’alsace pour Véronique OVALDÉ. Ce qui est étrange, ça n’est pas tellement ce déplacement sud/nord en été, ce serait plutôt la soudaineté de la décision et le pourquoi du comment. Ce mois de juin est celui où Gloria veut comprendre, revenir sur son passé et protéger ses enfants à tout prix. Seulement voilà, peut-on faire quoi que ce soit à tout prix ? Un indice ? Le titre : PERSONNE N’A PEUR DES GENS QUI SOURIENT.

Chers amis, en ces temps dédiés à la détente, n’oublions pas la France. Jérôme FOURQUET nous en parle dans L’ARCHIPEL FRANÇAIS (« naissance d’une nation multiple et divisée »). Et, à la question posée sur le bandeau rouge ornant l’ouvrage « Où allons-nous ? » ne répondons pas égoïstement à Mallorca, Ibiza ou Vesoul. Car l’affaire est sérieuse. Bien entendu la France s’est métamorphosée, sa matrice catho-républicaine s’est disloquée (je ne fais que répéter…). Il paraît que notre relation au corps a changé, notre rapport à l’animalité aussi. Ne chipotons pas et voyons les choses telles qu’elles sont, la France ancienne s’oppose à la nouvelle, on « s’archipelise » à plein tube, on « s’atomise ». Des cartes, tableaux et graphiques convaincront sans doute les plus sceptiques. Jérôme Fourquet est directeur du département opinion à l’IFOP.

Ce que ne sait sans doute pas Jérôme Fouquet, c’est que la France se réunifiera aux alentours d’Août/Septembre autour de Francis RISSIN, c’est ma mystérieuse prédiction, qu’elle le reste (mystérieuse).

Bonnes vacances à tous.

Les rendez-vous de Jaimes, la librairie française de Barcelone

Jaimes et Art Perspective organisent à l’hôtel Petit Palace Boqueria Garden, de Barcelone l’exposition de dessins originaux d’une série d’ouvrages publiés sous le titre « Carnets de Voyage ». Tous les quartiers de Barcelone revisités par des artistes graphiques. Voir Barcelone comme jamais en somme.

Et n’oubliez pas que la librairie Jaimes s’occupe de A à Z de la rentrée de vos enfants. Passez nous voir ou mieux encore commandez ce dont vous avez besoin sur jaimes.cat. On s’occupe de tout et vous du moins possible.