Carles Puigdemont pourrait venir à Barcelone en février

par Nico Salvado
INDEPENDANCE DE LA Cataloge

L’ancien président catalan tente d’organiser sa venue à Barcelone pour rendre visite aux prisonniers catalans. Le déplacement serait un voyage officiel du parlement européen garantissant la sécurité juridique de Carles Puigdemont. 

« Puigdemont en prison » scandent régulièrement les manifestants en faveur de l’unité de l’Espagne. L’ancien président pourrait, paradoxalement, accéder à leur requête. Carles Puigdemont travaille sur une possible venue à la prison de Lledoners pour rendre visite à ses anciens ministres et responsables associatifs incarcérés suite à la déclaration d’indépendance.

Le déplacement s’effectuerait le 23 ou 24 février prochain dans le cadre d’une commission parlementaire européenne. Une certaine protection couplée au passeport diplomatique qui devrait permettre à l’actuel député européen d’échapper à une arrestation de la police espagnole.  Prudent, Puigdemont a confié sur l’antenne de la radio catalane Rac1 ce matin qu’il travaillait (probablement avec ses avocats) sur cette question. Parallèlement, Puigdemont prépare un grand meeting dans la ville française de Perpignan avec l’objectif de réunir plusieurs dizaines de milliers de partisans à la fin du mois prochain.

Carles Puigdemont au parlement européen

L’auteur de la déclaration d’indépendance de 2017 a fait hier sa rentrée au parlement européen. Puigdemont, pour ne pas rester un député non inscrit, cherche actuellement à se rattacher à un groupe parlementaire, ce qui lui accordera plus de temps de parole et de responsabilités au sein de la chambre parlementaire. Dans un premier temps, le chef catalan a tenté de faire partie du groupe des verts européens. Ces derniers ont opposé une fin de non recevoir en raison de la proximité de Puigdemont avec le parti de droite radicale flamand N-VA. Le coprésident du groupe des Verts, le Belge Philippe Lamberts, a expliqué que « l’adhésion de Carles Puigdemont est un problème »,  soulignant « l’incohérence » qui signifie « que le principal allié de Puigdemont en Belgique est la N-VA, la force d’indépendance de droite, avec des valeurs qui ont peu à voir avec celles que défendent les Verts ». Face à ce refus, Puigdemont est actuellement en pourparlers avec le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne qui regroupe Podemos en Espagne, La France Insoumise et le Parti Communiste français.

Ce matin, Carles Puigdemont a réalisé sa première intervention parlementaire pour affirmer que « l’indépendance de la Catalogne n’est plus une affaire interne de l’Espagne » et inviter l’Europe « à faire parler la démocratie en soutenant la via de l’autodétermination »

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